8 octobre 2008
![]() Économie Crise financière Accès au crédit facilitéMise à jour le vendredi 10 octobre 2008 à 14 h 15
M. Flaherty a annoncé que la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) achètera jusqu'à 25 milliards de dollars de blocs de prêts hypothécaires aux banques canadiennes. Le ministre a fait cette annonce avant de participer à la réunion des ministres des Finances du G7 à Washington. Le grand argentier canadien croit que cette mesure permettra aux institutions financières canadiennes de se procurer des fonds à long terme. En effet, cette mesure permettra aux banques de sortir une partie des prêts hypothécaires déjà émis de leur bilan, puisqu'ils passeront dans les comptes du gouvernement. Le ministre espère que les banques mettront les fonds ainsi libérés à la disposition des particuliers et des entreprises. Le ministre ajoute que ce rachat n'entraînera aucun coût budgétaire additionnel, « puisque le gouvernement en tirera un taux de rendement bien supérieur à son propre coût d'emprunt ». La SCHL assure déjà des prêts hypothécaires de particuliers admissibles. Cette mesure n'entraîne donc aucun risque additionnel pour les contribuables, a assuré le ministre. Un document d'information du ministère montre aussi que le taux de défaut de paiement de plus de 90 jours sur les prêts hypothécaires reste stable, à 0,3 %. Réaction des banques canadiennesLe taux préférentiel influence directement le taux des marges de crédit personnelles par exemple et les taux des prêts hypothécaires variable donnant ainsi un répit aux ménages. Jim Flaherty se fait rassurant Dans la foulée, le ministre des Finances a repris le message énoncé par son chef, Stephen Harper. Il a affirmé que « les banques et autres institutions financières sont solides et bien capitalisées et qu'elles utilisent moins l'effet de levier ». Notre système hypothécaire est solide et les ménages canadiens ont des hypothèques plus modestes que les ménages américains, que ce soit par rapport à la valeur des maisons ou par rapport au revenu disponible. — Jim Flaherty, ministre des Finances M. Flaherty estime toutefois que les déboires financiers des autres pays commencent à peser sur la disponibilité de crédit hypothécaire et d'autres formes de crédit au Canada. L'avis de la Banque du Canada Dans un discours prononcé le mois dernier, le gouverneur de la Banque du Canada notait toutefois que les banques « pourraient même relever quelque peu leur niveau d'endettement en augmentant la part de leurs prêts par rapport au niveau actuel de leurs fonds propres ». La situation financière plus enviable des banques canadiennes leur permet actuellement d'emprunter à des taux très inférieurs à ceux de bon nombre de leurs homologues étrangères. — Mark Carney, gouverneur de la Banque du Canada En outre, la Banque du Canada a abaissé son taux de financement à un jour, qui influe sur les taux que les banques offrent ensuite à leurs clients. Elle a aussi injecté plusieurs milliards de liquidités pour les banques canadiennes. Une première vague de rachat doit avoir lieu le 16 octobre. Elle devrait être d'un montant maximal de 5 milliards de dollars. Le gouvernement publiera le calendrier des achats qui seront effectués au cours des prochaines semaines. En entrevue à CBC, vendredi matin, le chef libéral Stéphane Dion a dit qu'il était d'accord avec cette mesure. Le marché hypothécaire canadien en bref
Source: Service d'information et de recherche parlementaires de la bibliothèque du Parlement Radio-Canada.ca avec Presse canadienne
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8 octobre 2008
Stéphanie Tremblay résume l'intervention du ministre Flaherty.
L'analyse de Martin Lefebre, du Mouvement Desjardins
Manon Cornellier analyse la répercussion de la décision de racheter des prêts hypothécaires sur la campagne électorale.
Dominique Vachon, de l'Institut économique de Montréal, commente la décision d'Ottawa.
Analyse du professeur en sciences économiques de l'Université de Sherbrooke, Marc Van Audenrode.
Janic Tremblay résume les réactions des banques.
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