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![]() Économie Crise financière Le rideau tombe sur une dure semaineMise à jour le vendredi 10 octobre 2008 à 17 h 16
Les principales places boursières mondiales se sont effondrées, vendredi, lors d'une séance clôturant une semaine terrible pour les investisseurs. Le Dow Jones, qui au cours de la journée perdait environ 700 points, a terminé la journée en recul de 1,49 %, soit 128 points, à 8451. Il s'agit de la pire semaine à vie pour cet indice. Rare exception, le Nasdaq a gagné 4,39 points ou 0,27 %, à 1649. À Toronto, le TSX a perdu 534 points, soit 5,57 %, à 9065 points. L'indice japonais Nikkei a cédé 9,62 %, sa pire performance en 50 ans, pendant que les autres bourses asiatiques enregistraient d'impressionnants reculs. Et si les courtiers asiatiques ont de toute évidence été incapables de contenir leur panique, leurs collègues européens ont suivi un mouvement similaire, voire pire. Ainsi, dès l'ouverture des marchés, les Bourses de Paris, de Francfort et de Londres enregistraient des pertes supérieures à 10 %, avant que les indices ne se reprennent légèrement. À la fermeture, le CAC 40 français perdait 7,7 %, le DAX allemand, 7,0 % et le FTSE britannique 8,8 %. En fait, les pertes de la dernière semaine, avec les chutes considérables de lundi et mercredi, correspondent à la définition informelle de ce qu'est un krach boursier, c'est-à-dire un recul de plus de 20 % des cours en quelques jours. Depuis lundi dernier, les principales places boursières du monde ont perdu de précieux points. Paris perdant au-delà de 17 %, Francfort et Londres chutant de plus de 24 % et 22 %, tandis qu'au Japon, plus atteint encore, la baisse depuis lundi dépasse les 26 %. Les marchés nord-américains ont aussi connu des pertes considérables au cours de la dernière semaine, le Wall Street Journal n'hésitant pas, quant à lui, à parler là aussi d'un krach boursier. « Nous sommes arrivés au stade de la capitulation, où se combine la tempête parfaite d'un système bancaire en crise et d'une économie mondiale qui ralentit de façon assez dramatique », a d'ailleurs expliqué à l'AFP un financier, Justin Urquhart-Stewart. La plupart des analystes interrogés par la presse internationale s'accordent pour admettre que les récentes initiatives des pouvoirs publics pour rassurer les investisseurs ont échoué et qu'actuellement, c'est la panique sur les marchés. « C'est la panique totale, il n'y a pas d'autre mot », commentait un analyste new-yorkais, alors qu'un second expert, japonais celui-là, renchérissait en soutenant qu' « on est au-delà de la panique ». L'État appelé au secours du marché Et ces mêmes spéculateurs, naguère rompus aux dogmes capitalistes qui appellent l'État à une implication minimale, se tournent désormais vers les pouvoirs publics pour éviter une grande crise économique mondiale. « On se trouvera peut-être dans l'obligation de faire passer le système bancaire sous contrôle de l'État pour lui permettre de recommencer à jouer son rôle de distributeur de crédit », explique à ce propos à Reuters un courtier européen, Sebastian Paris-Horvitz. La pression sur les épaules des gouvernements du G7 sera intense lors de la réunion de vendredi. Déjà, le premier ministre britannique, Gordon Brown, a donné le ton dans un texte publié vendredi par le Times. Le premier ministre Brown y appelle les gouvernements du monde entier à suivre l'exemple de Londres et à « abandonner les dogmes périmés et adopter de nouvelles solutions ». À l'épicentre de la crise, les deux seules banques d'investissement américaines qui ont résisté jusqu'ici à la tempête financière, Morgan Stanley et Goldman Sachs, sont encore une fois très malmenées sur les marchés, leur titre perdant respectivement, à mi-journée vendredi, 35 % et 19 %. Radio-Canada.ca avec Agence France Presse, Associated Press, Reuters, Times, Wall Street Journal et Le Monde
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