Nouvelle du 9 juin
Dimanche 12 février 2012 15 h 02 HNE
![]() Économie et affaires / Forum économique de Montréal Chercheur d'or... bleuMise à jour le mardi 10 juin 2008 à 23 h 47
C'est le thème de l'eau potable qui s'est imposé à l'ordre du deuxième jour du Forum économique international des Amériques, à Montréal. Dans un discours appuyé de statistiques alarmantes, le secrétaire général de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), Angel Gurria, a lancé un appel au secteur privé pour qu'il contribue à régler le problème croissant d'accès à l'eau potable. Coût estimé selon l'OCDE: 20 milliards de dollars par année. À l'heure actuelle, l'organisme estime que 1,9 milliard de personnes ont un faible accès à l'eau potable et que 2,6 milliards ne disposent pas d'installations sanitaires adéquates. Ce dernier facteur contribuerait à la mort de 1,8 million d'enfants par année, ce qui en fait la deuxième cause de mortalité infantile, après la malnutrition. Selon Angel Gurria, deux milliards d'êtres humains de plus peupleront la planète d'ici 2030 et la taille de l'économie mondiale doublera. On peut donc prévoir que 2,9 milliards de personnes n'auront pas accès à l'eau potable. L'ancien ministre mexicain des Affaires étrangères croit donc que le privé devra recommencer à investir dans l'or bleu. « Les investisseurs privés se sont retirés du secteur de l'eau et l'accès au crédit est limité pour les fournisseurs de services d'eau des pays en développement. Il nous faut les ramener plutôt que les chasser. Comme dans les cas des changements climatiques, de l'énergie et de tout le reste, la majeure partie des investissements devra venir du secteur privé », a expliqué M. Gurria. Pour le secrétaire général de l'OCDE, le calcul est simple: un dollar investi dans l'eau et son assainissement produit 10 $ pour une collectivité, en diminuant ses coûts sanitaires et en améliorant la santé et la productivité de la population. L'OCDE prône la tarification de l'eau pour les grands utilisateurs, comme les agriculteurs et les usines. Angel Gurria a même évoqué des systèmes d'échange de droits d'utilisation de l'eau potable existant dans certaines régions des États-Unis, en Australie, au Chili ainsi qu'en Afrique du Sud. Toutefois, de l'aveu même de M. Gurria, il est difficile de trouver une solution globale au problème. Même si les tensions liées à l'eau sont un défi auquel font face plusieurs régions du monde, on ne peut pas y répondre au niveau international. L'eau est un phénomène très local, ce qui le rend plus difficile à traiter. — Angel Gurria, secrétaire général de l'OCDE Radio-Canada.ca avec Presse canadienne article
Forum économique : La poursuite d'une mondialisation équitable
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