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Spéculation pétrolière
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![]() Photo: La Presse Canadienne /Charlie Riedel |
Après avoir dépassé en janvier dernier le seuil des 100 $US, le baril de pétrole brut a continué de fracasser, semaine après semaine, voire jour après jour, des records successifs qui l'ont conduit, jeudi, à franchir le cap des 135 $US.
Les analystes imputent cette progression à l'annonce inattendue, mercredi, de la baisse des réserves américaine.
Le prix du baril s'est par la suite replié, pour clôturer à 130,80 $US à New York.
En effet, l'Agence américaine de l'énergie a estimé que les réserves de brut des États-Unis ont reculé de 5,4 millions de barils, alors que l'on s'attendait plutôt à une augmentation de 600 000 barils.
Et rien n'indiquait que les mouvements spéculatifs à l'origine de cette hausse fulgurante allaient se calmer d'ici peu, les prix du brut ne répondant plus, comme l'a expliqué le secrétaire général de l'OPEP, à la loi de l'offre et de la demande.
L'Organisation des pays exportateurs de pétrole, l'OPEP, estime en effet que le marché est suffisamment approvisionné en pétrole et qu'il ne suffit aux pays producteurs non membres de l'OPEP que de hausser leur production pour satisfaire aux besoins accrus des pays émergents, la Chine et l'Inde en tête.
Depuis plusieurs mois, les principaux responsables du cartel pétrolier qu'est l'OPEP s'entendent pour imputer aux spéculateurs les hausses du prix du brut. Selon eux, la faiblesse du dollar américain face aux autres grandes devises a convaincu les grands fonds spéculatifs de se tourner massivement vers les matières premières, entraînant le pétrole à des sommets jusqu'ici inégalés.
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Radio-Canada.ca avec Agence France Presse, Presse canadienne et Reuters
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