Ottawa dit non

  |  Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Première image du Canadarm en fonction Le Canadarm est déployé pour la première fois dans l'espace dans le cadre de la mission STS-2, en 1981.   © NASA

Le gouvernement fédéral maintient sa décision de bloquer la vente à des intérêts américains de l'entreprise MacDonald, Dettwiler and Associates (MDA), propriétaire des satellites Radarsat et du Canadarm.

Le gouvernement fédéral bloque la vente à des intérêts américains de l'entreprise MacDonald, Dettwiler and Associates de Vancouver qui a mis au point le système Radarsat, le Bras canadien et le robot Dextre.

Le mois dernier, le ministre fédéral de l'Industrie, Jim Prentice, avait conclu que l'achat de MDA de Vancouver par la compagnie du Minnesota, Aliant Techsystems, pour la somme de 1,3 milliard $ ne procurerait aucun avantage au Canada.

Il avait donné à l'entreprise un mois pour le persuader du contraire, ce qu'elle n'a pu faire.

Radarsat-2   © Agence spatiale canadienne

Selon plusieurs experts, la vente de MDA à un fabricant d'armes américain aurait porté un coup fatal à l'avenir de la recherche aérospatiale au Canada.

La vente de Radarsat 2, un système de satellite qui permet à Ottawa d'observer efficacement l'Arctique canadien, aurait également pu nuire à la souveraineté du Canada dans ce secteur, disent-ils.

C'est la première fois depuis son entrée en vigueur, il y a 19 ans, que le gouvernement utilise la Loi sur Investissement Canada pour stopper la vente d'une entreprise canadienne.

Un baume

Après avoir annoncé qu'il bloquait définitivement la vente du fleuron canadien de l'industrie aérospatiale à des intérêts américains, le gouvernement fédéral a annoncé qu'il accordait un contrat de 109 millions de dollars à l'entreprise de Vancouver.

Le contrat d'une durée de quatre ans permettra à MDA d'assurer des services de logistique et d'ingénierie auprès de l'Agence spatiale canadienne.

La compagnie MDA a des activités en Colombie-Britannique, en Ontario, au Québec et en Nouvelle-Écosse. À l'étranger, elle est présente aux États-Unis et en Grande-Bretagne.

En complément

Ailleurs sur le web

Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes suggérés ci-après.