L'iPhone est disponible depuis 10 mois aux États-Unis.
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Apple
Rogers Communications a profité du dévoilement de ses résultats financiers au premier trimestre pour confirmer qu'elle a conclu une entente avec Apple pour la distribution de l'iPhone au Canada.
Après plusieurs mois de négociations, Rogers s'entend avec Apple au sujet de l'iPhone. Cette annonce survient au moment où l'entreprise torontoise déclare des profits nets au premier trimestre en hausse de 102 % par rapport à l'an dernier.
L'entreprise n'a toutefois donné aucun détail à ce sujet, se contentant de dire que l'appareil sera disponible « plus tard cette année » et que les informations concernant sa disponibilité et les tarifs qu'elle offrira à ses clients seront annoncés ultérieurement.
Rogers est la seule entreprise canadienne à pouvoir distribuer l'iPhone, étant donné qu'elle est la seule à utiliser la norme numérique de deuxième génération GSM, nécessaire au fonctionnement de l'appareil.
Une des innovations de l'iPhone est qu'il est doté d'un écran tactile, qui offre notamment les menus de navigation. Le téléphone est ainsi dépourvu de tout clavier, contrairement au BlackBerry de Research in Motion et aux autres portables dits intelligents. Du coup, l'iPhone offre un écran plus grand que ses concurrents.
Modèle d'affaires et compétition
L'iPhone est attendu depuis de nombreux mois au Canada. Lancé dans un climat de frénésie aux États-Unis en juin 2007, il a depuis été distribué dans plusieurs pays européens. La date de son lancement au Canada a fait l'objet de multiples rumeurs au cours des derniers mois.
Selon une hypothèse répandue, les négociations à ce sujet auraient été compliquées par les exigences d'Apple en matière de grille tarifaire. Les tarifs de Rogers seraient plus chers qu'ailleurs, sans compter que l'entreprise préconise la vente de forfaits de données avec un plafond d'utilisation, et force le client à payer à la pièce toute consommation excédant ce niveau. Apple préférerait les forfaits illimités.
Le Toronto Star avançait en fin de semaine qu'une éventuelle distribution de l'iPhone cet été pourrait permettre aux Canadiens de bénéficier d'une nouvelle version de l'appareil fonctionnant sur des réseaux de troisième génération. Cette technologie permet un plus important débit de transmission de données, ce qui faciliterait les échanges multimédias. Selon le quotidien, cette sortie permettrait à Apple de river son clou à Research in Motion, qui doit également mettre sur le marché un appareil BlackBerry adapté aux réseaux de troisième génération.
L'entente annoncée par Rogers survient en outre à un moment où la compétition sur le marché canadien risque de devenir plus féroce. Le 27 mai prochain, Ottawa vendra aux enchères de nouvelles licences destinées aux appareils sans fil dits évolués. Une partie de ces licences sera réservée à de nouveaux joueurs sur le marché. Pas moins de 27 entreprises sont sur les rangs.
Fort premier trimestre
Rogers Communications a réalisé un profit de 344 millions de dollars au premier trimestre de son exercice financier 2008, en hausse de 102 % par rapport à la même période l'an dernier.
Les revenus de l'entreprise se sont accrus de 14 % en un an, passant de 2,3 à 2,6 milliards de dollars.
Selon son président-directeur général, Ted Rogers, l'entreprise devrait connaître une forte croissance en 2008, tant sur le plan du nombre d'abonnés à ses différents services qu'au chapitre de la profitabilité.