À la Bourse de New York, le prix du baril de brut pour livraison en avril a grimpé de près de 4,50 $ mercredi pour atteindre un nouveau sommet historique à 104,56 $US.
Le baril de brut se négocie au prix record de 104 $US à la Bourse de New York. Le prix est dopé par la baisse des stocks aux États-Unis, la faiblesse du dollar américain et la décision de l'OPEP de maintenir sa production inchangée.
Ce nouveau record est notamment attribuable au recul inattendu des réserves de brut, à la faiblesse du dollar américain et à la décision de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) de ne pas augmenter sa production.
Le département américain de l'Énergie a en effet annoncé mercredi que ses stocks de brut ont chuté de 3,1 millions de barils la semaine dernière. Les analystes s'attendaient plutôt à une hausse de 2,4 millions de barils.
Le dollar américain a quant à lui poursuivi sa dégringolade des derniers mois par rapport à l'euro. En fin d'avant-midi, la monnaie européenne valait 1,53 $US. Cette situation pousse les investisseurs à acheter du pétrole, puisque cette ressource se négocie en dollars américains.
Un peu plus tôt, à Vienne, les 13 pays membres de l'OPEP ont décidé de maintenir leur production inchangée à 29,67 millions de barils par jour (bpj), ou environ 32 millions de bpj en tenant compte de la production irakienne.
Le baril de pétrole avait atteint un prix record de 103,95 $US, lundi, à New York, surpassant le précédent record établi en 1980. Le baril avait alors atteint 38 $US, ce qui équivaut à 103,76 $, de l'avis de plusieurs analystes, si l'on rajuste le prix en fonction de l'inflation.
L'OPEP ne bouge pas
Photo : PC/Charlie Riedel
L'OPEP indique que les prix historiquement élevés de l'or noir ne sont pas attribuables aux forces du marché, mais « à la faiblesse de la devise américaine, à l'inflation croissante et à un afflux de capitaux sur le marché des produits de base ».
L'organisation a donc rejeté les appels de nombreux pays occidentaux, dont les États-Unis, en faveur d'une hausse de la production. Ce scénario aurait normalement entraîné une baisse des prix du brut.
Mardi, le président américain avait réitéré cet appel. « Je crois que c'est une erreur de laisser l'économie de votre plus important client ralentir en raison des hauts prix de l'énergie », a-t-il affirmé. Il avait tenu le même langage lors de sa récente visite en Arabie saoudite.
L'OPEP a par ailleurs déclaré officiellement qu'elle soutenait le Venezuela dans la crise diplomatique qui l'oppose à la Colombie.