Gaz naturel

GNL et ports méthaniers

puits de gaz naturel

C'est une certitude, le gaz naturel va continuer d'occuper une place très importante dans l'horizon énergétique. Mais cette ressource ne sera pas toujours à portée de main. En Amérique du Nord, les gazoducs fonctionnent à pleine capacité pour l'instant. À plus long terme, on sait que les réserves accessibles du bassin sédimentaire du Bouclier canadien sont limitées.

Résultat: les approvisionnements vont inévitablement venir d'endroits de plus en plus éloignés. Ce qui veut dire que l'avenir du gaz, c'est la liquéfaction, donc le transport par bateau du GNL (gaz naturel liquéfié). Et qui dit bateau dit port méthanier. D'ailleurs, pas moins d'une soixantaine de projets de ports méthaniers sont actuellement à l'étude un peu partout en Amérique du Nord.

Cela dit, c'est en France où s'illustre l'avenir du GNL. Le plus grand méthanier de la planète, le Provalys, est français. Et le plus important terminal méthanier d'Europe est en Bretagne. Mais en France comme ailleurs, le phénomène « pas dans ma cour » est omniprésent. On ne veut pas de nouveaux terminaux méthaniers dans l'Hexagone.

Dominique Roux a été capitaine de méthanier toute sa vie, aujourd'hui. Il est inquiet devant les développements fulgurants du GNL. Mais le GNL n'est pas près de disparaître, on continue les recherches sur les questions de sécurité et de jeunes Québécois pourraient, demain, devenir, eux aussi, capitaines de méthanier.