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Nouvelle du 7 novembre

Dollar canadien
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Nouvelle du 7 novembre
![]() Photo: La Presse Canadienne /Paul Chiasson Un bureau de change à Montréal |
Le dollar canadien a franchi un autre plateau symbolique, mercredi. Le huard a franchi les 1,10 $US en matinée, avant de se replier par la suite. À la fermeture des marchés, il valait 1,0775 $US, soit un recul de 0,77 ¢US par rapport à mardi.
Le prix du baril de pétrole, qui contribue à alimenter cette progression, a aussi reculé mercredi.
Après avoir atteint un nouveau sommet de 98,62 $US au début de la journée, le prix du baril de brut a baissé à 96,37 $US à la fermeture des marchés, soit une baisse de 0,33 ¢US par rapport à mardi.
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Progression de l'euro
Pendant que le huard progresse, le dollar américain n'en finit plus de chuter face à l'euro. Mercredi matin, la devise européenne a atteint son plus haut niveau depuis son lancement, en 1999, touchant 1,47 $US. Depuis deux ans, l'euro s'est apprécié de 25 % par rapport à la devise américaine. De plus, la possibilité que la Chine réduise ses réserves de dollars américains a également poussé la devise à la baisse. |
La forte progression enregistrée par le huard ces derniers mois provoque de multiples réactions dans le monde politique et économique.
McGuinty s'en mêle
Le premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty, demande à la Banque du Canada d'intervenir en réduisant les taux d'intérêt de manière à ce que le huard soit moins attrayant sur les marchés internationaux et que sa progression s'en trouve freinée. La politique actuelle, dit-il, désavantage grandement les manufacturiers et les autres entreprises exportatrices de sa province.
« La politique actuelle des taux d'intérêt fédéraux s'occupe des économies surchauffées des provinces riches en pétrole de l'Ouest plutôt que d'une économie comme celle de l'Ontario, qui a connu une croissance régulière, mais plus modérée », affirme M. McGuinty.
Le premier ministre de l'Ontario invite du même souffle les détaillants de la province à rajuster leurs prix en fonction de la nouvelle donne pour éviter que de plus en plus de consommateurs ne prennent la route des États-Unis pour faire leurs emplettes en profitant du taux de change. « Si les Ontariens ne trouvent pas d'aubaines ici, ils iront voir ailleurs », prévient-il.
Avis contraires
L'économiste Bernard Élie croit, quant à lui, que la Banque centrale devrait intervenir en raison de la spéculation qui entoure la devise canadienne. « Je pense que j'interviendrais tout de suite avec une baisse des taux d'intérêt, parce que le dollar est pris dans une tourmente disons à la hausse », a déclaré à Radio-Canada le professeur de l'UQAM.
Pour l'économiste François Dupuis, du Mouvement Desjardins, il est encore trop tôt pour l'intervention du gouverneur de la Banque du Canada. M. Dupuis précise que cette hausse est encore fondée, en grande partie sur les facteurs bien réels de l'économie. Et malgré les nombreuses pertes d'emplois dans les secteurs manufacturiers, le taux de chômage au Canada est à son plus bas niveau depuis 30 ans.
Mais il ajoute qu'il faudra être vigilant. « On ne peut pas laisser le dollar augmenter d'un cent et demi par jour et il n'y a pas cinquante-six mille façons de faire les choses! », indique l'économiste.
Portrait canadien des trois grands de l'automobile, General Motors, Chrysler et Ford, fortement implantés dans le sud de l'Ontario.