Michael Sabia
©
PC/Archives/Andre Forget
Le président et chef de la direction de BCE, Michael Sabia, a annoncé qu'il quittera son poste une fois que la transaction conclue avec le consortium dirigé par Teacher's sera réglée.
Les actionnaires votent à 97 % en faveur de la vente de BCE à un consortium dirigé par le Régime de retraite des enseignants de l'Ontario. Le président Michael Sabia annonce son départ.
M. Sabia a fait cette annonce, vendredi à Montréal, lors d'une assemblée extraordinaire des actionnaires qui se prononçaient sur la transformation de BCE en société fermée. L'entente a finalement été approuvée à 97 % par les actionnaires.
Michael Sabia devrait recevoir plus de 30 millions de dollars à l'issue de cette prise de contrôle. D'une part, l'ancien fonctionnaire touchera 13,15 millions en vertu du régime d'achats d'actions différés. Un tel régime permet aux dirigeants d'une entreprise de recevoir la totalité ou un pourcentage de sa prime de rendement annuelle sous forme d'actions différées.
M. Sabia touchera également une somme appréciable provenant des actions ordinaires, des actions subalternes et des options d'achat d'actions de BCE qu'il possède. Il pourrait également recevoir, au même titre que d'autres dirigeants de BCE, une prime spéciale à l'issue de la transaction.
Le 30 juin dernier, BCE annonçait qu'elle était arrivée à une entente en vue de l'acquisition de ses actifs par un groupe d'investisseurs privés dirigé par le Régime de retraite des enseignants de l'Ontario, Providence Equity Partners et Madison Dearborn Partners. La transaction, entièrement en espèces, est évaluée à près de 51,7 milliards de dollars.
La vente fait des mécontents
Si la vaste majorité des actionnaires de BCE en ont approuvé la vente, plusieurs d'entre eux ont toutefois exprimé haut et fort leur opposition lors de l'assemblée. Ceux-ci ne veulent pas encaisser un important gain en capital à la suite de la vente forcée de leurs actions et souhaitent conserver les généreux dividendes que leur versait BCE.
Mais les plus mécontents sont les porteurs de titres de dette de l'entreprise (obligations). Ils estiment que la transaction - qui endettera BCE de 27 milliards supplémentaires - a fait fondre la valeur marchande de leur titre de dettes d'environ 1 milliard de dollars au cours des derniers mois en raison de la baisse de la cote de crédit de BCE. Sans droit de vote sur la transaction, ils estiment avoir été écartés du processus décisionnel.