Les avocats de Microsoft lors du procès devant la justice européenne
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AFP/JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN
Les magistrats du Tribunal de première instance de l'Union européenne ont confirmé, lundi, que la Commission européenne avait eu raison de condamner, en 2004, le numéro un mondial de l'informatique, Microsoft, pour ses pratiques anticoncurrentielles.
Le géant américain de l'informatique vient de subir un important revers face à la justice européenne qui confirme la validité d'un jugement de 2004 condamnant les pratiques anticoncurrentielles de Microsoft.
Il a été impossible de savoir si les avocats de Microsoft comptaient faire appel de cet autre verdict défavorable qui impose à la firme de Microsoft de payer l'amende de 497 millions d'euros imposée en 2004.
La justice européenne avait initialement été saisie de l'affaire en 1998 à la suite du dépôt d'une plainte à l'encontre de Microsoft par le concepteur de logiciels américain Sun Microsystems. Cette entreprise reprochait alors à Microsoft de sciemment lui interdire l'accès aux documents techniques nécessaires pour que les ordinateurs fonctionnant sous ses logiciels puissent interagir correctement avec ceux, très nombreux, qui utilisent les logiciels Microsoft.
En 2001, les juges de la Commission européenne ont ajouté à l'affaire une plainte selon laquelle Microsoft serait coupable de pratiques déloyales en incluant gratuitement un lecteur de fichiers audio et vidéo à son système d'exploitation Windows, décourageant ainsi les utilisateurs d'installer les lecteurs de tierces parties.
La justice américaine a d'ailleurs condamné, en 2005, Microsoft à verser 761 millions de dollars au concepteur de lecteur multimédia RealNetworks, qui dominait ce segment jusqu'à l'arrivée de Microsoft.
Microsoft arguait que l'obligation de communiquer à ses concurrents les informations techniques nécessaires pour assurer la compatibilité de leurs produits avec Windows portait atteinte à sa propriété intellectuelle et à sa capacité d'innovation.
Microsoft, fondée en 1975 par Bill Gates et Paul Allen, emploie plus de 78 000 personnes dans 104 pays. Son système d'exploitation, Windows, est présent sur 92 % des ordinateurs du monde entier, soit au-delà d'un milliard de machines. Sa suite de logiciels bureautiques Office, elle, détient 90 % de ce segment.