La Banque TD est optimiste

Toronto

Le président et chef de la direction de la Banque TD, Ed Clark, n'a pas mâché ses mots pour parler de la crise qui ébranle les marchés du crédit aux États-Unis à la suite de l'incapacité de plusieurs emprunteurs de rembourser leur prêt.

Le président de la Banque TD croit que les secousses qui ébranlent le marché du crédit aux États-Unis sont une bonne chose parce que des institutions ont pris trop de risques.

Prenant la parole à Toronto, à l'occasion d'une conférence sur l'industrie des services financiers, il a déclaré que le tumulte qui secoue les marchés du crédit était « une très bonne chose ».

Selon lui, les marchés ont pris trop de risques, et c'est seulement le temps qui réglera le problème.

D'ici là, il estime que le secteur financier sera perturbé au cours des prochains mois à cause du manque de transparence des marchés.

M. Clark croit que la crise immobilière américaine, qui se concentre dans sept États, a atteint des banques australiennes et allemandes.« Mais tout cela est bon parce que si des gens font des choses stupides sans en payer le prix, la preuve est faite que le marché ne fonctionne pas correctement et qu'il doit être nettoyé ».

Si la crise des prêts à risque se fait toujours sentir aux États-Unis, M. Clark affirme la situation des banques canadiennes demeure excellente.

La crise du marché immobilier a été provoquée par des institutions prêteuses afin que davantage de gens empruntent plus d'argent. Les critères d'attribution du crédit ont alors été assouplis, entraînant du fait même une augmentation des prêts immobiliers à risque. De nouveaux produits sont apparus, rendant le crédit immobilier plus accessible. Certaines institutions proposaient même un amortissement négatif. C'est-à-dire que les remboursements ne couvraient pas les intérêts, et la dette s'amplifiait chaque mois. De nombreux emprunteurs à risque n'ont toutefois pu rembourser leur emprunt, ébranlant du coup les marchés du crédit.

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