Plaidoyer pour une souveraineté alimentaire

Aminata Traore L'ex-ministre de la Culture du Mali, Aminata Traoré, a été invitée à la conférence à titre d'expert.

Équiterre, Go5 et la Coop fédérée ont organisé jeudi une conférence à Montréal autour du concept de la souveraineté alimentaire sous le titre « D'abord, nourrir notre monde ».

Comment atteindre la souveraineté alimentaire? C'est autour de ce thème qu'une coalition d'organismes a organisé une conférence à Montréal avec la présence de trois experts internationaux. Gérald Fillion s'est entretenu avec Aminata Traoré.

Trois penseurs ont été invités pour animer cette conférence. Il s'agit de l'essayiste canadien John Saul, du journaliste français Hervé Kempf et de l'ex-ministre de la Culture du Mali, Aminata Traoré.

Le concept de souveraineté alimentaire a été proposé pour la première fois en 1996 par une organisation paysanne internationale, Via Campesina. L'idée a ensuite été débattue lors du Sommet mondial de l'alimentation.

Le principe de la souveraineté alimentaire se veut une alternative à la libéralisation du commerce agricole prôné par l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

« La mondialisation des marchés et la libéralisation du commerce agricole, telles qu'actuellement proposées par l'OMC, causeraient la disparition de l'agriculture familiale à échelle humaine », est-il écrit dans le communiqué de la conférence.

Les initiateurs de cette idée entendent laisser aux « peuples définir leur propre politique alimentaire ». Cette démarche permettrait, selon eux, d'atteindre des objectifs de développement durable et de protection de l'environnement.

Écoutez l'entrevue intégrale de Gérald Fillion avec Aminata Traoré.