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Nouvelle du 5 juin

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Nouvelle du 5 juin
Les petits actionnaires de la plus importante entreprise de communication au pays demandent aux dirigeants de BCE de rejeterles propositions qui privatiseraient la compagnie.
Plusieurs d'entre eux ont pris la parole lors de l'assemblée annuelle, qui avait lieu mercredi matin à Montréal, pour exprimer leurs préoccupations à ce sujet. Certains craignent la taxe sur le gain en capital tandis que d'autres ont tout simplement exprimé qu'ils voulaient que l'entreprise publique demeure canadienne.
![]() Le PDG de BCE, Michael Sabia |
Le PDG Michael Sabia a insisté pour dire que la privatisation n'était qu'une des options pour bonifier la valeur des actions, mais il a refusé de dire qu'elles étaient les autres options.
BCE a aussi confirmé que la compagnie discutait avec trois groupes d'investisseurs. Il s'agit de la caisse de retraite des enseignants de l'Ontario, Teacher's, et de son partenaire américain, Providence Equity Partner.
Le premier groupe ayant manifesté son intérêt comprend la Caisse de dépôt et placement du Québec, l'Office d'investissement du Régime de pensions du Canada et la firme new-yorkaise Kohlberg Kravis Roberts.
Une autre firme américaine, Cerberus, souhaite collaborer avec CanWest Global Communications et les caisses de retraite des hôpitaux de l'Ontario et des fonctionnaires ontariens pour faire l'acquisition de l'entreprise de télécommunication.
Par ailleurs, BCE revient à son appellation d'origine. Les actionnaires ont profité de la tenue de l'assemblée générale pour changer le nom de la compagnie. BCE redevient donc Bell Canada.
Des employés manifestent
L'assemblée a d'autre part été marquée par plusieurs protestations au nom d'employés affectés par la stratégie de sous-traitance de l'entreprise. Deux leaders syndicaux se sont amenés au micro pour confronter Michael Sabia à la précarisation des emplois.
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Plus tôt, les employés de Bell Canada avaient décidé de se faire entendre à l'extérieur de l'édifice où se tenait l'assemblée annuelle des actionnaires. Quelques dizaines d'employés de Bell Canada, membres de l'Association canadienne des employés en télécommunications, ont manifesté contre les dernières décisions de leur employeur.
Ils dénoncent notamment les compressions dans les avantages sociaux des futurs retraités après 2012, comme les soins dentaires et les soins des yeux. Les syndiqués dénoncent aussi la sous-traitance et les délocalisations en Inde. Cinq cents postes seront abolis par attrition, alors que le travail sera transféré en Inde, en sous-traitance.
![]() Line Brisson, vice-présidente du syndicat des employés du personnel de bureau |
La vice-présidente du syndicat des employés du personnel de bureau, Line Brisson, affirme que les clients se plaignent. « Actuellement, on sait que beaucoup de clients se plaignent. Quand les gens appellent, parfois ils ne le savent pas, mais ils sont en Inde et il y a des plaintes sur les services », explique-t-elle.
Mais la direction de Bell Canada affirme que personne en Inde n'est en contact avec les clients canadiens et qu'il n'y a pas de plaintes. Bell ajoute qu'une période de 10 ans a été donnée aux employés pour s'adapter aux changements.
Selon Patrick Pichette, président de l'exploitation à Bell Canada, « toutes les annonces faites sur le travail en Inde, au cours des dernières semaines, n'ont eu aucun impact sur le service à la clientèle. [...] En Inde, ils font des activités purement administratives qui ne touchent pas le client. Le client ne va pas parler à ces gens-là. Pensez à des tâches administratives. [...] On reçoit des commandes ou il faut rentrer de l'information et vérifier de l'information, mais c'est tout ce qu'ils font ».
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