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Selon plusieurs magazines, dont Harper's et The Economist, les États-Unis se dirigent vers une grave crise immobilière. En 2006, un demi-million de maisons ont été saisies par les banques qui avaient au préalable autorisé une hypothèque à leurs clients. En 2007, ce nombre pourrait tripler.
Les institutions financières sont de plus en plus montrées du doigt pour cette situation désastreuse. Le problème, c'est que les prêteurs attirent de nouveaux clients, pauvres en grande majorité, qui ne sont pas en mesure de payer leurs factures mensuelles.
En fait, ces hypothèques à des emprunteurs moins fortunés ont proliféré dans les dernières années. De nombreuses compagnies, voyant un certain ralentissement du marché immobilier, ont commencé à offrir des prêts à haut risque à des clients dont l'historique de crédit était mauvais ou à d'autres, trop pauvres, qui ne se qualifiaient pas pour un emprunt important.
Elles les attiraient avec des taux d'intérêt sous le taux du marché, valables pour une courte période de temps seulement. Marginaux il y a une décennie, ces prêts à risque comptent maintenant pour 20 % du marché américain. Plusieurs analystes prédisent que la renégociation à la hausse des taux hypothécaires dans les prochaines années poussera à la rue des centaines de milliers de ménages supplémentaires.
Déjà, une trentaine d'entreprises spécialisées dans ces prêts à risque ont déclaré faillite. Plusieurs États, dont la Californie et New York, ont quant à eux amorcé des enquêtes pour scruter à la loupe la manière dont certaines institutions financières accordent des prêts.
Les conséquences
Avec les saisies de domiciles qui se multiplient aux États-Unis, l'économie de pays partenaires, dont le Canada, pourrait être bouleversée parce que la chute dans le marché immobilier pourrait entraîner avec elle d'autres secteurs de l'économie américaine et causer, potentiellement, une récession.
L'analyste principal de la Banque TD, Marc Lévesque, s'inquiète. S'il se construit moins de maisons et que la demande est moins forte, « ça a un impact direct sur la demande pour certains produits que le Canada importe aux États-Unis ».
Portrait canadien des trois grands de l'automobile, General Motors, Chrysler et Ford, fortement implantés dans le sud de l'Ontario.