Industrie porcine: direction Ontario

Aliments Breton, numéro deux de l'industrie du porc au Québec, après Olymel, a décidé de se tourner vers l'Ontario pour réaliser ses projets d'expansion. Dans une entrevue exclusive à Radio-Canada, le président de l'entreprise, Christian Breton, confie à Lionel Levac que les activités d'élevage et d'abattage y sont moins coûteuses et moins compliquées qu'au Québec.

Aliments Breton, numéro deux de l'industrie porcine au Québec, après Olymel, prendra de l'expansion en Ontario plutôt qu'au Québec. La compagnie affirme que le contexte n'est plus favorable au Québec.

Des porcs après l'abattage

Les Aliments Breton embauchent 1100 employés dans la génétique porcine, l'alimentation des animaux, l'abattage et la production de viande.

L'essentiel des activités du groupe Breton est au Québec, mais selon Christian Breton, l'expansion est devenue quasiment impossible dans la province, même si le moratoire sur l'élevage est officiellement levé: « Nous, on parle de moratoire virtuel qui est encore sur place et il est presque impossible de parler de vraie expansion. »

En plus des limites imposées par le moratoire, les relations d'affaires sont trop compliquées et trop coûteuses au Québec, dit-il. La production porcine y a baissé de plus de 8 % depuis 3 ans et M. Breton affirme que ce n'est pas fini: « La financière agricole parlait de 416 000 truies assurées il y a deux ans, 366 000 l'an passé, et nous nous croyons qu'on s'en va vers 320, 330 000. »

Aliments Breton envisage donc de produire ou d'acheter davantage de porcs ailleurs au Canada, puis de les abattre en Ontario. « Pour de la viande fraîche, c'est bien sûr que si on veut prendre de l'expansion, ça se fait en dehors du Québec pour nous. »

La viande découpée serait ensuite livrée aux usines québécoises de Breton qui en ferait la préparation finale et l'emballage.

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