
Hydro-Québec
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Avestor, une filiale d'Hydro-Québec qui fabrique des piles au lithium-métal-polymère, devrait bientôt être placée sous la Loi sur les arrangements avec les créanciers, a appris Radio-Canada.
Hydro-Québec aurait perdu plus de 190 millions de dollars dans l'assemblage de ces piles qui devaient servir à propulser la voiture électrique. Mais cette batterie a connu toute une série de problèmes techniques et financiers. Aujourd'hui, 255 travailleurs risquent de perdre leur emploi à l'usine de Boucherville.
Au début des années 2000, Hydro-Québec rêve de propulser la voiture électrique à l'aide de sa pile au lithium-métal-polymère. Pour lancer le projet, la société d'État annonce en grandes pompes la création d'Avestor en mai 2001. La multinationale américaine Kerr-McGee est partenaire à 50 %.
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Mais la technologie n'est pas encore au point. Le rêve tourne rapidement au cauchemar lorsqu'une série d'incendies causés par les batteries éclatent à l'usine de Boucherville.
De plus, les débouchés commerciaux pour une pile de voiture électrique sont presque inexistants. Avestor se tourne donc vers le marché des télécommunications pour tenter de vendre sa pile, et le géant américain AT&T devient son principal client.
Mais un autre incendie dans les installations d'AT&T à Anaheim, en Californie, le 13 septembre dernier, inquiète Avestor et Hydro-Québec, même si rien encore ne prouve que le feu a été causé par les piles.
L'entreprise connaît également des problèmes de gestion. À la demande d'Hydro-Québec, la Sûreté du Québec enquête toujours sur les agissements d'anciens dirigeants d'Avestor congédiés en 2004.
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Il y a un an, le grand patron d'Hydro-Québec n'était pas satisfait de la performance d'Avestor. « Je vous dirais qu'il faut voir. C'est une entreprise qui va devoir débloquer au niveau commercial rapidement. C'est une entreprise pour laquelle nous avons [engagé] un processus pour voir la possibilité d'y faire entrer un troisième partenaire », affirmait alors Thierry Vandal, le PDG Hydro-Québec.
Hydro a perdu dans l'aventure autant que son partenaire Kerr-McGee. Des sources ont confié à Radio-Canada qu'Avestor perd en ce moment environ 4 millions de dollars par mois.
Le président d'Avestor, John Haddock, vantait encore les mérites de sa pile au lithium-métal-polymère à la télévision américaine, il y a quelques mois. Mais pour Hydro-Québec et le gouvernement, l'aventure a déjà trop duré. Avestor n'a jamais été rentable puisque la pile a toujours coûté plus cher à produire que le prix vendu.
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