General Motors donne son accord à des discussions avec le groupe franco-japonais Renault-Nissan en vue d'une alliance éventuelle.
General Motors accepte la proposition d'un de ses principaux actionnaires. Les PDG du constructeur américain et du groupe franco-japonais amorceront sous peu des pourparlers en vue d'un éventuel rapprochement.
Les administrateurs du constructeur automobile américain ont annoncé cette décision vendredi, à l'issue d'une réunion du conseil d'administration.
Même si le PDG de GM, Rick Wagoner, qui mènera lui-même ces pourparlers, parle dans le communiqué émis de le faire avec un « esprit d'ouverture », le C.A. reste prudent.
Le conseil souligne le caractère « exploratoire » de ces négociations, faisant notamment valoir que plusieurs des grandes lignes d'une éventuelle alliance restent inconnues. Il souligne également que la direction devra « étudier les bénéfices potentiels » du projet afin « d'aider les administrateurs à prendre leur décision ».
M. Wagoner et son vis-à-vis de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, devraient se rencontrer prochainement, mais aucune date n'a été fixée officiellement.
L'idée d'une alliance entre les trois géants de l'automobile a été lancée il y a une semaine, sans consultations préalables, par le milliardaire américain Kirk Kerkorian, principal actionnaire individuel de GM, avec près de 10 % des parts de l'entreprise. Le groupe Renault-Nissan a réagi favorablement au projet.
General Motors est encore aux débuts d'une restructuration importante en Amérique du Nord. L'entreprise a d'ailleurs fait valoir que ce plan de restructuration restait « la priorité ».
Le redressement prévoit la suppression de quelque 30 000 emplois et la fermeture d'une douzaine d'usines. Cette stratégie lui a permis de renouer avec la rentabilité lors du premier trimestre de 2006. Sa performance reste toutefois fragile, l'entreprise ayant perdu 10,6 milliards de dollars américains l'an dernier.