
Télécommunications
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Le gouvernement Harper semble bien s'être rendu aux arguments des anciens monopoles de la téléphonie, qui lui redemandaient, voilà quelques semaines, d'intervenir auprès du CRTC pour que l'organisme de régulation des télécommunications s'abstienne autant que possible de réglementer le marché.
En effet, le ministre conservateur de l'Industrie, Maxime Bernier, a, pour la première fois depuis l'adoption de la Loi sur les télécommunications, en 1993, déposé des instructions au CRTC l'enjoignant de miser le plus possible sur le libre jeu du marché.
En déposant son projet de décret, mardi, le ministre Bernier convient donc, comme il l'a d'ailleurs expliqué lors d'une conférence, à Toronto, que « ce n'est pas le rôle du gouvernement de décider comment ce marché, qui est de plus en plus complexe, doit évoluer », ajoutant que « c'est plutôt aux entrepreneurs et aux consommateurs. »
En mars dernier, une commission d'experts mandatés par Ottawa pour revoir les politiques canadiennes en matière de télécommunications s'estimait en faveur d'une vaste déréglementation du secteur.
Le CRTC voulait imposer des règles plus strictes aux anciens grands monopoles des télécommunications que sont les Bell Canada, Alliant, Telus et SaskTel, afin de favoriser, à terme, l'émergence d'une véritable concurrence.
Les petites entreprises désireuses de s'implanter dans le secteur de la téléphonie estimaient, en effet, qu'elles devaient être favorisées afin d'avoir une chance de survivre dans un marché qui était, voilà seulement deux ans, encore contrôlé à 95 % par les anciens monopoles.
Portrait canadien des trois grands de l'automobile, General Motors, Chrysler et Ford, fortement implantés dans le sud de l'Ontario.