
Métro de Montréal
Le groupe Alstom dénonce avec vigueur le contrat accordé par Québec à Bombardier pour la construction de voitures du métro de Montréal.
Le groupe français a annoncé son intention de porter plainte devant l'Organisation mondiale du commerce et la Commission européenne parce que le contrat a été octroyé sans appel d'offres.
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Le PDG d'Alstom, Patrick Kron, juge inacceptable qu'une entreprise bénéficie d'un tel traitement de faveur sur son marché intérieur.
« Nous n'avons pas l'intention de laisser sans réponse cette entorse grave aux règles élémentaires de la concurrence », a-t-il dit.
M. Kron soutient que la décision ne respecte pas les règles du commerce international, même si le gouvernement du Québec dit avoir un avis juridique favorable.
Alstom parle de « chantage à l'emploi » de la part de Bombardier et de deux poids deux mesures puisque le constructeur québécois vient de soumissionner pour un contrat des trains de banlieue de Paris.
Le gouvernement du Québec, lui, demeure sur sa position. Le ministre du Développement économique, Raymond Bachand, dit être à l'aise avec la décision qui a été prise par le cabinet. Il dit avoir un avis juridique blindé qui permet d'accorder le contrat du métro de Montréal à Bombardier sans appel d'offres.
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Le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Claude Béchard, qui représente la région de La Pocatière, et qui a toujours pris position en faveur de Bombardier, va dans le même sens: « On a pris en considération tous les éléments avant de prendre la décision. C'est une bonne décision qui a été largement saluée autant à La Pocatière qu'à Montréal et que partout au Québec. Alors ça montre que c'est une bonne décision ».
La semaine dernière, le gouvernement Charest a annoncé qu'il retenait le groupe Bombardier pour fournir 336 voitures de métro pour un montant de plus de un milliard de dollars.
L'Ontario n'imitera pas le Québec
L'Ontario n'obligera pas la Ville d'Ottawa à attribuer à Bombardier sans appel d'offre le contrat de construction des wagons pour son train de banlieue.
Le chef du NPD, Howard Hampton, affirme que les employés de Bombardier à Thunder Bay ont désespérément besoin d'un nouveau contrat.
M. Hampton s'interroge:« l'Ontario ne peut-elle pas imiter le gouvernement du Québec, qui vient d'octroyer à Bombardier, sans appel d'offres, le contrat pour la construction de wagons du métro de Montréal? »
Le premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty, refuse d'agir comme le gouvernement de Jean Charest par crainte de représailles dans le cadre de l'Accord de libre échange nord-américain.
Portrait canadien des trois grands de l'automobile, General Motors, Chrysler et Ford, fortement implantés dans le sud de l'Ontario.