Réactions positives dans l'ensemble

L'annonce du choix de Bombardier pour réaliser le contrat de remplacement des wagons du métro de Montréal a été généralement bien accueillie, jeudi.

Travailleurs, syndicats et gens d'affaires applaudissent le choix de Bombardier. La FTQ juge tout de même que le processus d'attribution aurait pu se faire de façon plus habile.

Gilles Ouellet, président du syndicat des employés de Bombardier à La Pocatière Gilles Ouellet

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) et le syndicat des employés de Bombardier à La Pocatière, qui lui est affilié, se sont réjouis du maintien d'emplois de qualité dans la région du Bas-Saint-Laurent.

Le président du syndicat de l'usine, Gilles Ouellet, a souligné que les travailleurs de La Pocatière étaient les seuls à détenir toute l'expertise nécessaire pour réaliser ce projet. « Une nouvelle technologie de soudure au laser sera déployée, ce qui va rendre l'usine encore plus compétitive à long terme sur le marché mondial », a-t-il ajouté.

Pour sa part, le président de la Fédération de la métallurgie, Alain Lampron, a demandé que le contrat entre la Société de transport de Montréal (STM) et Bombardier comporte des engagements sur les retombées économiques locales. « Aux États-Unis, au-delà de 60 % de la valeur de la voiture de train ou de métro doit être fabriquée en sol américain. Nous devrions profiter de l'occasion pour faire de même », a-t-il espéré.

Un peu malhabile, juge Massé

Henri Massé Henri Massé (archives)

Du côté de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), son président, Henri Massé, a dit appuyer à 100 % l'idée d'octroyer le contrat à Bombardier. M. Massé a jugé qu'il s'agissait d'une bonne nouvelle pouvant compenser les ratés actuels dans le secteur manufacturier.

Le président de la FTQ estime toutefois que Québec a agi de façon un peu malhabile dans ce dossier. « Je pense qu'il y aurait pu y avoir une soumission, il y a plusieurs mois, en mettant des spécifications, et puis, finalement, c'est Bombardier qui l'aurait eu, grâce au contenu québécois », a dit M. Massé.

Pour la présidente de la Fédération des chambres de commerce du Québec, Françoise Bertrand, le choix de procéder par contrat négocié plutôt que par appel d'offres a permis de gagner temps, argent et énergie. Mme Bertrand trouve pleinement justifié le choix de Bombardier.

Dans un communiqué, elle a ajouté que le secteur des transports misait beaucoup sur la recherche et le développement, et permettait à d'autres industries et entreprises de se développer.

La réaction du fabricant de sièges passagers Multina allait dans le même sens. L'entreprise a dit espérer pouvoir travailler avec Bombardier pour développer les nouvelles voitures de métro, à l'aide de ses technologies de pointe.

Multina a rappelé que sa division transport avait été créée à la demande de Bombardier, en 1994. L'entreprise compte cinq usines au Québec.