Vincent Lacroix
Le président déchu de Norbourg, Vincent Lacroix, qui s'estime victime au même titre que les investisseurs dans le scandale financier ayant touché son entreprise, n'exclut pas d'engager des poursuites.
L'ancien président de la firme d'investissements soutient que d'autres personnes seront éclaboussées par ce scandale financier.
Sans dévoiler de noms, M. Lacroix a indiqué que d'anciens employés de son entreprise ainsi que la Caisse de dépôt et placement du Québec sont dans sa ligne de mire. L'homme d'affaires promet que ces poursuites finiront par faire sortir toute la vérité.
M. Lacroix a, par ailleurs, soutenu que les fonds Évolution et la firme Capital Teraxis, achetés de la Caisse, n'avaient pas toujours respecté leurs obligations légales.
Vincent Lacroix a fait cette déclaration mercredi, alors qu'il se trouvait au palais de justice de Montréal.
L'ancien président de Norboug est en Cour supérieure pour obtenir le déblocage d'une somme qui lui permettrait d'embaucher un comptable. Vincent Lacroix affirme qu'il a besoin des services de cet expert pour l'aider à voir plus clair dans le dossier qui l'oppose à Revenu Québec.
Le fisc cherche à établir que Vincent Lacroix lui doit encore une somme de cinq millions de dollars en impôts non payés. Revenu Québec affirme que M. Lacroix a fait transiter, par un compte bancaire en Suisse, des montants allant jusqu'à 57 millions de dollars. M. Lacroix nie formellement cette affirmation.
Vincent Lacroix a, de plus, lancé un site Internet pour mieux informer, dit-il, ceux qui ont investi dans sa compagnie. L'ex-président de Norbourg estime que les informations fournies par les médias sur les investisseurs floués et ses dépenses somptueuses sont partiales.
Des investisseurs réclament une enquête
Par ailleurs, un groupe d'investisseurs demande au gouvernement du Québec de mettre en place une commission d'enquête publique pour faire la lumière sur le scandale Norbourg. Ils ont d'ailleurs lancé une pétition pour appuyer leur démarche.
L'affaire Norbourg a éclaté en août dernier à la suite d'une enquête de l'Autorité des marchés financiers qui a révélé des irrégularités comptables et des faussetés dans les états financiers du gestionnaire de fonds.