
CSeries
Audio et Vidéo
![]() CSeries |
Bombardier met en veilleuse le programme CSeries et transfère la majorité de ses employés affectés à ce nouvel appareil au développement des avions régionaux.
Bombardier Aéronautique précise que les conditions actuelles du marché ne justifient pas le lancement du programme CSeries.
Le fabricant d'avions ajoute que 50 des 350 employés de ce programme poursuivront le développement du plan d'affaires et s'efforcera de trouver d'autres partenaires, notamment dans des marchés en croissance comme la Chine, l'Inde et la Russie.
![]() Photo: Luc Lavigne Pierre Beaudoin, président de Bombardier Aéronautique |
Le président de Bombardier Aéronautique, Pierre Beaudoin, a déclaré que c'était la bonne décision compte tenu de la situation. « L'entreprise va maintenant rediriger le travail, l'équipe et les ressources du projet CSeries vers de nouvelles occasions liées aux biréacteurs et biturbopropulseurs régionaux afin de répondre aux besoins futurs des transporteurs régionaux dans le marché des appareils de 80 à 100 places ».
Décision reportée à plusieurs reprises
Une décision finale était attendue depuis le mois d'octobre, mais Bombardier l'a repoussée à plusieurs reprises.
Lors du lancement du programme, Bombardier avait annoncé que le développement de la CSeries dépendait notamment de la conclusion de plusieurs ententes fermes de la part des compagnies aériennes pour aller de l'avant. Ces ententes ne se sont jamais concrétisées.
Northwest Airlines serait une des seules compagnies aériennes à avoir montré de l'intérêt pour ces nouveaux appareils. Or, Northwest est sous la protection de la loi sur les faillites aux États-Unis ainsi que d'autres clients potentiels.
Réactions
![]() Claude Béchard |
Le ministre du Développement économique, Claude Béchard, comprend la décision de Bombardier de ne pas donner le feu vert à la CSeries en raison d'un carnet de commandes inexistant. M. Béchard demeure optimiste que d'ici les prochains mois il y aura une décision favorable dans ce dossier.
Le ministre a rappelé que la participation financière du gouvernement du Québec était conditionnelle à la réalisation de ces nouveaux appareils dans la région de Montréal.
Le président de l'Association internationale des machinistes et des travailleurs de l'aérospatiale, Dave Chartrand, est déçu de cette décision, mais il demeure optimiste.
Les membres du syndicat avaient accepté, dans le cadre d'une récente négociation, de revoir leurs conditions de travail afin de faciliter la réalisation de ce projet.
M. Chartrand a précisé que cette convention collective était conditionnelle au développement de la CSeries. Les négociations ont, par ailleurs, repris maintenant que la donne a changé.
![]() Appareil de la CSeries |
Les nouveaux appareils de la CSeries devaient avoir une capacité de 100 à 130 sièges avec une autonomie de vol transatlantique.
Les coûts de développement de cet avion, estimés à 2,1 milliards de dollars, devaient être partagés en parts égales entre Bombardier, ses partenaires privés et les gouvernements du Québec, du Canada et du Royaume-Uni.
Ce programme devait créer entre 2500 et 5000 emplois dans la région montréalaise.
Bombardier croit qu'il sera en mesure de prendre une décision dans un an quant à l'avenir du programme.
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