La Société des alcools du Québec (SAQ) dément les informations publiées mercredi dans La Presse Affaires sur ses pratiques commerciales avec ses fournisseurs européens.
La Société des alcools du Québec dément les allégations de La Presse Affaires selon lesquelles elle serait prête à payer davantage ses fournisseurs européens pour ne pas avoir à baisser ses prix au détail en succursales.
Selon le quotidien, la SAQ, en réaction à la baisse de l'euro, aurait demandé à ses fournisseurs européens de hausser leurs prix de gros afin d'éviter une baisse de ses prix au détail qui réduirait ses bénéfices.
Le quotidien poursuit en avançant que la SAQ aurait fait des demandes en ce sens auprès d'une centaine de ses fournisseurs de vins outre-mer, court-circuitant au passage leurs représentants au Québec.
La SAQ a reconnu jeudi avoir communiqué avec plusieurs de ses fournisseurs européens, mais affirme que la démarche visait à négocier à la baisse le prix de leurs produits. Le vice-président à la commercialisation de la SAQ, Laurent Mériaux, tenait sensiblement les mêmes propos dans l'article de mercredi où, tant les fournisseurs que leurs représentants québécois ont mis à mal la version de la société d'État.
Les fournisseurs, appelés par La Presse Affaires, ont souligné le caractère inhabituel de la démarche et confirmé que la SAQ leur avait fait miroiter la possibilité d'augmenter leurs prix de gros.
Yves Michaud (archives)
À la demande de plusieurs fournisseurs et représentants, l'Association québécoise des agences de vins, bières et spiritueux (AQAVBS) s'est adressée la semaine dernière au PDG de la SAQ, Sylvain Toutant, pour des éclaircissements. Le président de l'association, Yves Michaud, reconnaît aujourd'hui à la SAQ le droit de contacter directement les producteurs, mais estime que les agences, en raison de leur expertise, sont mieux à même de conduire des négociations.