
Cette flambée des prix du brut a permis aux pétrolières et aux exploitants de gaz naturel d'engranger des profits records en 2004 et en 2005. Petro-Canada a vu ses profits nets atteindre 1,8 milliards de dollars lors de son exercice financier de 2005!
Les marges de raffinage bondissent
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Avant même le passage dévastateur des ouragans Katrina et Rita, l'augmentation de la demande, combinée à une saturation des capacités de raffinage, avait propulsé à la hausse les marges bénéficiaires des raffineurs.
Selon l'Institut français du pétrole, en 2004, les marges de raffinage étaient déjà à des niveaux records, c'est à dire de 2 à 3 fois supérieures à la moyenne observée de 1995 à 2003.
En 2005 et en 2006, les prix ont continué de flamber. L'agence de presse Bloomberg, estimait en septembre 2005, que les marges de profits des raffineurs étaient 5 fois supérieures à ce qu'elles étaient un an auparavant!
Les titres pétroliers s'envolent en Bourse
Les cours boursiers ont suivi la même trajectoire haussière que les profits des entreprises du secteur pétrolier et gazier.
Entre avril 2004 et 2006, l'action de la pétrolière Suncor Energy a presque triplé de valeur à la bourse de Toronto! Celle de Shell Canada du producteur gazier canadien Encan valaient 2 fois plus cher durant cette même période.
L'indice boursier de Toronto, le TSX, s'est littéralement envolé grâce notamment aux titres du secteur de l'énergie qui comptent pour environ 30 % de l'indice.
En février 2006, le TSX a franchi la barre des 12 000 points pour la première fois de son histoire. De juillet 2004 à 2005, le TSX a progressé de 27 % alors que son équivalent américain, le S&P 500 n'a progressé que de 13 %.