
Le prix du pétrole négocié à New York a triplé de 2002 à 2006.
Les cours du brut ont atteint des sommets historiques durant l'été 2005. Au printemps 2006, de nouveaus sommets historiques sont atteints. Le brut franchit la barre des 75 $ US le baril à New York en raison, notamment, de l'escalade de tensions entre les Etats-Unis et l'Iran qui refuse de renoncer à son programme nucléaire.
![]() |
1960 18,43 $US
Création de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).
1973 16,59 $US
Après avoir été stable dans les années 60, le prix du brut se prépare à décoller.
1974 26, 39 $US
1er choc pétrolier: embargo des pays arabes producteurs de pétrole contre les États-Unis, qui appuient Israël dans la guerre du Kippour contre l'Égypte et la Syrie.
1979 32,98 $US
2e choc pétrolier: révolution islamique en Iran, important pays producteur et exportateur de pétrole.
1981 66,20 $US
Le prix du brut atteint un sommet jamais vu auparavant. L'Irak attaque l'Iran. Récession et taux d'intérêt records en Occident.
1986 moins de 15 $US le baril
Développement de la production des pays de l'OPEP et hors OPEP
1998 12,66 $US
Le brut atteint son plus bas prix depuis 1972.
2003 28,42 $US
La demande augmente en Asie.
2004 37,66 $US
Les États-Unis s'enlisent en Irak. La demande continue de croître.
2005 Autour de 70 $US
Nouveau sommet historique du prix du brut.
Chiffres compilés à l'aide de la revue L'actualité, octobre 2005, p.50
*Les données proviennent du Département américain de l'Énergie
Les prix à la pompe
En avril 2006, les prix à la pompe repassent au-dessus de 1 $ le litre à Montréal. Ils sont néanmoins restés inférieurs à 1,47 $, un seuil atteint le 2 septembre 2005 dans la métropole. Ce jour-là, les prix ont même bondi à 2,24 $ le litre dans certaines villes canadiennes comme Stratford!
![]() Selon les prix à la pompe de janvier à août 2005 au Canada. Source : MJ Irvin & Ass. |
La colère gronde
Comme chaque fois que les prix s'emballent, des voix s'élèvent pour réclamer une baisse des taxes sur l'essence.
En 2005, l'Association canadienne des automobilistes (CAA) et la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) ont demandé, en vain, au gouvernement fédéral de baisser ses taxes sur l'essence.
La FCEI rappelle qu'en 1995 Ottawa a augmenté de 1,5 ¢ le litre sa taxe d'accise sur l'essence pour l'aider à résorber son déficit budgétaire. Or, le déficit est résorbé depuis 1998 et cette taxe est toujours en vigueur, déplore la Fédération qui demande son abolition.
Face à une autre flambée des prix, au printemps 2006, la Fédération des contribuables canadiens demande au nouveau premier ministre conservateur, Stephen Harper, d'abolir la TPS sur l'essence comme il l'avait promis en 2004 si les prix venaient à dépsser les 85 cents le litre à la pompe.
M. Harper a toutefois rejetté cette demande en rappelant que la position du Parti conservateur avait changé depuis et que son gouvernement a plutôt choisi de réduire la TPS d'un point de pourcentage sur tous les produits et services.