Depuis 2001, le marché immobilier est en ébullition au Québec et dans plusieurs provinces au pays.
À Montréal, le prix moyen d'une résidence a bondi de 61 % entre 2001 et 2005 selon la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL).
Cette flambée des prix a d'ailleurs fait ressurgir le spectre d'une bulle spéculative sur le marché et la crainte de son éclatement susceptible d'entraîner un effondrement des prix.
Plusieurs économistes affirment cependant qu'il n'y a pas de bulle immobilière.
Du reste, le marché de l'habitation commence à montrer des signes d'essoufflement.
Les mises en chantier qui avaient atteint des niveaux records en 2004 se sont notamment repliées légèrement depuis le début de 2005 et la croissance des prix a ralenti.
Dans un contexte de mouvement à la hausse du taux directeur et des taux hypothécaires, à quoi peut-on s'attendre pour les années à venir et comment les consommateurs peuvent-ils tirer profit des conditions du marché?
Avant de répondre à ces questions, revenons d'abord sur les facteurs qui ont favorisé l'émergence de ce boom immobilier.