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| Boris Eltsine est né
dans l'Oural |
Il est le premier des trois enfants de Klaudia Vassilievna et Nikolaï
Ignatievitch Eltsine, un homme qui, en éducation, ne croyait
qu'à la manière forte. Il a une enfance difficile
dans une famille préoccupée par la survie. En 1935,
le père de Boris Eltsine déménage la famille
à Beriozniki, et il devient ouvrier au chantier de construction
d'un complexe industriel. La famille connaît l'inconfort et
la promiscuité, dormant à même le sol de l'unique
pièce qu'elle occupe dans un baraquement en bois.
Enfant, Boris Eltsine est animé d'une énergie qui
lui vaut d'être élu délégué de
classe pendant toutes ses études. Sur le plan scolaire, il
ne connaît jamais de difficultés. Pendant la guerre,
il vole deux grenades dans un dépôt militaire, les
fait exploser et perd deux doigts de la main gauche. Boris Nikolaïevitch
est bagarreur. Il garde de ses batailles un nez de boxeur laissé
par un coup de bâton.
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| Un
nez de boxeur et la tête d'un fonceur |
Dans son autobiographie, intitulée Jusqu'au bout!, il raconte
que, très jeune, il a dû se battre contre la bêtise
et la méchanceté. La fête soulignant la remise
des diplômes de fin d'études bat son plein et Boris
demande la parole. Devant les enseignants, les parents et les élèves,
il accuse l'institutrice principale de l'école de sadisme.
La direction de l'école, scandalisée, décide
de lui retirer son diplôme, geste qui lui ferme automatiquement
les portes de toutes les écoles de l'Union soviétique.
Le jeune Boris conteste la décision tant et si bien qu'on
ouvre une enquête sur le travail de l'institutrice principale
et qu'on lui rend son diplôme. L'institutrice, elle, est renvoyée.
Dès cette époque, le jeune Eltsine se passionne pour
plusieurs sports, mais c'est le volley-ball qui l'emporte. Il deviendra
champion au niveau régional.
L'adolescent Eltsine est fasciné par les bateaux. Il fait
une demande pour entrer dans la section construction de l'Institut
polytechnique de l'Oural, à Sverdlovsk. Parallèlement
à ses études, il fait partie de l'équipe de
première division de volley-ball de la ville. Cette division
était composée des douze meilleures équipes
de l'Union soviétique. C'est de cette époque, raconte
Boris Eltsine, que lui vient l'habitude de ne dormir que quatre
heures par nuit. Il lui faut sillonner son pays pour participer
aux compétitions de volley-ball, ce qui l'oblige à
gruger sur ses heures de sommeil pour ses études. Surmené,
l'adolescent est terrassé par une faiblesse cardiaque. Pour
obtenir son diplôme d'ingénieur, Boris Eltsine rédige
un mémoire sur les tours de télévision. En
1955, c'était un sujet vierge, ce qui l'obligea, dit-il,
à faire lui-même tous les plans et calculs.
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| Boris Eltsine s'est toujours
présenté comme un homme de terrain |
Boris Eltsine se présente en septembre 1955 à l'usine
de construction de tuyauterie lourde où on l'a affecté.
Il consacre une année à l'apprentissage pratique de
12 spécialités de la construction. Cette année
terminée, le jeune travailleur se sent prêt à
devenir contremaître. Aussitôt nommé, il entreprend
de faire la guerre au vol, auquel sont habitués les ouvriers
du bâtiment.
Boris Eltsine s'est toujours présenté comme un homme
de terrain.
Alors qu'il dirige une équipe de prisonniers, le jeune contremaître
décide de leur verser un salaire au mérite plutôt
que leur salaire habituel. Son mode de calcul fait en sorte que
le salaire des détenus diminue de plus de la moitié.
Un détenu se présente à son bureau armé
d'une hache et le somme de rétablir l'ancien ordre de paie.
Boris Eltsine refuse. Le détenu menace de l'abattre, mais
le contremaître lui crie de foutre le camp. Ce que l'autre,
complètement désarçonné, fait sur-le-champ.
De 1956 à 1963, Boris Eltsine occupe, après celui
de contremaître, les postes de chef de chantier, d'ingénieur
en chef, puis de chef de la direction de la construction d'un complexe
de travaux publics. Entre-temps, il devient membre du Parti communiste,
en 1961.
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| Congrès du Parti
communiste |
En 1963, Boris Eltsine est nommé ingénieur en chef
d'un complexe de construction d'immeubles. Trois ans plus tard,
à 35 ans, on le nomme responsable du complexe, une entreprise
employant plusieurs milliers de personnes. Après avoir passé
14 ans dans la production, il devient chef du service de la
construction au comité du Parti communiste pour la région
de Sverdlovsk.
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