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Regarder ailleurs pour des solutions mixtes
En
fait, ce qui fait souvent peur dans l'intrusion du privé
en santé, c'est l'exemple des États-Unis, un pays
où la majorité des gens ont des assurances privées
coûteuses, où le système public est fragile
et en mauvais état, où 40 millions de gens n'ont aucune
couverture sociale et où l'on consacre un bon 15 % du
PIB (beaucoup plus que chez nous) à la médecine. En
résumé, un système relativement inefficace
malgré son prix, ce qui, selon bien des observateurs, tendrait
à étayer l'idée que le privé n'est pas
toujours meilleur gestionnaire que l'État, surtout dans un
domaine aussi crucial.
Pourtant,
c'est peut-être vers d'autres horizons, où l'on retrouve
des systèmes mixtes mais mieux encadrés et plus performants,
qu'il faut regarder pour trouver d'éventuels modèles.
La France pourrait constituer l'un de ces modèles. Sans être
parfait, le réseau de soins en France est efficace. Selon
l'Organisation mondiale de la Santé, c'est même le
plus performant au monde. D'ailleurs, cela se sait : un article
du Washington Post va jusqu'à écrire
« qu'un pauvre, en France, à de meilleures
chances d'être bien soigné qu'un riche aux États-Unis ».
Le système français, comme d'autres
en Europe, fait depuis longtemps une place, mais une
place bien délimitée, au privé. Par exemple,
une minorité de médecins français ont le droit
de faire payer plus cher les consultations qu'ils donnent. Ce dépassement
sera remboursé au patient par son assurance privée.
Depuis longtemps aussi existent des cliniques et laboratoires privés,
qui soulagent le réseau public. En France, le remplacement
d'une hanche ne prend pas des mois comme au Canada, mais entre 15
jours et un mois.
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En France, 10 % du PIB est
consacré à la santé, un chiffre
comparable au Canada et au Québec.
Le système français compte deux fois plus
de lits d'hôpitaux par habitant que le Québec.
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