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«
Pour moi, payer, ce n'est pas trop, au lieu d'être obligé
de courir et d'attendre 4, 5, 6 heures à l'hôpital.
»
- Un patient qui choisit de payer pour une visite, à domicile,
de son généraliste
« La
Régie de l'assurance maladie du Québec ne donne pas
de revenu suffisant pour effectuer des visites à domicile.
C'est à peine quelques dollars de plus qu'en cabinet. À
présent, mes patients m'appellent quand ils ont besoin de
moi. »
- Un généraliste qui ne participe plus au régime
de la RAMQ
« Je
ne peux plus fonctionner, je ne peux plus faire de repas. J'ai pris
la décision d'aller au privé, à cause de l'attente
dans le public. Cela a pris deux semaines en tout en chirurgie privée. »
- Une patiente soufrant d'arthrose des hanches
Dans un sondage Angus-Reid effectué
en 1988, les Canadiens n'évoquaient pas la santé comme
principale question d'intérêt national. En 2000, une
majorité de répondants citaient cette question comme
devant constituer la priorité au pays. Mais sommes-nous conscients
que la médecine de demain aura des traits bien différents
de celle de nos parents, au point où nous ne pourrons peut-être
pas reconnaître son visage ?

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