LE LIVRE BLANC

Le document intitulé La réorganisation municipale, changer les façons de faire pour mieux servir les citoyens, présente les grandes orientations gouvernementales en matière de réorganisation municipale au Québec. Il a été déposé en Chambre le 25 avril 2000, par la ministre d'État aux Affaires municipales et à la Métropole, Louise Harel. Après avoir fait un constat des déficiences de l'organisation municipale au Québec, le livre blanc proposait comme solution le regroupement de municipalités locales et le renforcement des agglomérations urbaines et des MRC.

Louise Harel, ministre responsable de la réforme municipale sous le gouvernement péquiste.

Le plan d'action
Les trois nouvelles communautés métropolitaines annoncées en mars 2000 ont vu le jour le 1er janvier 2001, l'une dans l'Outaouais, l'autre à Montréal et la troisième à Québec. En plus d'être compétentes sur un plus grand territoire, elles obtenaient plus de pouvoirs que les anciennes communautés urbaines qu'elles ont remplacées : aménagement du territoire, transport en commun, logement social, développement économique, équipements, activités et services à vocation supralocale, environnement, sécurité publique, évaluation foncière et partage de la croissance de l'assiette foncière.

Commission municipale du Québec
La Commission municipale du Québec est investie de nouveaux pouvoirs lui permettant de recommander le regroupement de villes situées en dehors des trois futures communautés métropolitaines. L'organisme étudie aussi les projets de fusion que lui soumet la ministre des Affaires municipales.

Des lois renforcées
Le gouvernement se dote de nouveaux pouvoirs en matière de regroupement municipal, pouvant exiger des municipalités une demande commune de regroupement et, en l'absence de collaboration de la part des municipalités, décréter un regroupement sur réception d'un rapport d'un conciliateur ou de la Commission municipale.

En cas de refus
Les municipalités qui refusent de se regrouper sont privées des bénéfices du programme de péréquation. L'aide est réduite de moitié en janvier 2001, et totalement éliminée en 2002.

La fonction publique municipale
L'harmonisation des conditions de travail des différents groupes d'employés ne doit pas générer des coûts supérieurs à ceux qui existaient avant la fusion. Un délai de quatre mois est prévu pour régler les questions d'accréditation et de représentation syndicale. Il y aura maintien des conditions de travail durant la période de transition, mais les anciennes conventions collectives expireront au plus tard un an après la fusion municipale. Un mécanisme d'arbitrage est prévu en cas d'échec de la négociation et de la conciliation, et le droit de grève des employés municipaux sera limité.

Les MRC revues et corrigées
Les compétences des MRC sont revues : elles seront moindres pour les MRC situées sur le territoire des communautés métropolitaines, mais les autres en auront davantage, et les villes qu'elles englobent devront obligatoirement les assumer. Québec abolira la possibilité qu'elles ont de s'en retirer.

Référence

Version intégrale en PDF du livre blanc du ministère des Affaires municipales intitulé : La réorganisation municipale, changer les façons de faire, pour mieux servir les citoyens.

 

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