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LA VALSE DES PLANS DE PAIX
Depuis septembre 2000, les initiatives de
paix se sont multipliées sans jamais trouver d'écho
sur le terrain. À chaque avancée de la paix
au Proche-Orient, une incursion militaire, une campagne d'attentats-suicides
ou un assassinat ciblé ont chaque fois réduit
à néant tout plan de paix. Malgré tout,
la communauté internationale continue d'inciter les
deux parties à faire cesser la violence qui les déchire
depuis plus de 50 ans. Dernier plan sur la liste, le pacte
de Genève a été négocié
loin des projecteurs par des intellectuels et des politiciens
israéliens et palestiniens... qui n'ont cependant pas
le pouvoir. Alors que la « feuille de route »
est dans l'impasse, ce plan non officiel a le mérite
de prouver qu'un accord est possible.
12 octobre 2003 : le pacte de Genève
Alors
que le processus de paix officiel stagne depuis des années,
une poignée de personnalités a négocié
en secret un accord ambitieux, réglant une fois pour
toutes l'ensemble des points litigieux. Parrainé par
de nombreuses personnalités, dont les Prix Nobel de
la paix Jimmy Carter (ancien président des États-Unis)
et Nelson Mandela (ancien président d'Afrique du Sud),
l'accord a été signé à Genève,
en Suisse, le 1er décembre 2003. La cérémonie
a rassemblé les délégations israélienne
et palestienne, composées de 200 personnes chacune.
S'appuyant sur le cadre de négociation
du processus de paix entamé en 1991, les
négociateurs des deux parties ont conclu cette entente
au terme de discussions ininterrompues depuis les négociations
de Taba, en janvier 2001. Les précédentes
initiatives de paix ont toujours écarté les
questions délicates, les réservant pour la dernière
ronde de négociations une étape
jamais franchie. Aux yeux des initiateurs de ce plan, leur
document est complémentaire à la « feuille
de route », le plan de paix officiel du quartette
composé des États-Unis, de l'Union européenne,
de la Russie et de l'ONU.
L'Initiative de Genève offre un
tracé assez précis des deux États :
les frontières suivraient en majeure partie la Ligne
verte de 1967, avec cependant de légères modifications.
Palestiniens et Israéliens consentiraient en outre
à de très importantes concessions. Les premiers
renonceraient surtout au droit de retour des réfugiés
en Israël, tandis que l'État hébreu verrait
le contrôle de la Ville sainte lui échapper à
75 %.
PAR QUI L'ACCORD A-T-IL ÉTÉ
NÉGOCIÉ?
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| Yosso Beillin (à
gauche) et Yasser Abed Rabo |
Parachevé le 12 octobre 2003 en Jordanie,
ce plan non officiel a été négocié
par la gauche israélienne (Meretz et Parti travailliste)
et, du côté palestinien, par d'anciens ministres
et de jeunes cadres du Fatah (parti de Yasser Arafat). Les
négociations ont été conduites par l'Israélien
Yosso Beillin, l'un des artisans des accords d'Oslo, et par
le Palestinien Yasser Abed Rabo, ex-ministre et proche de
Yasser Arafat, sous l'égide du ministère des
Affaires étrangères de la Suisse, qui a également
financé la rencontre.
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Principaux points :
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CRÉATION
D'UN ÉTAT PALESTINIEN |
| - |
La Palestine serait
un État démilitarisé. |
| - |
Une force de sécurité
serait responsable de l'ordre et de la sécurité
(notamment en prévenant le terrorisme) et
de la surveillance des frontières. |
| - |
Les Palestiniens
reconnaîtraient Israël comme l'État
du peuple juif. |
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FRONTIÈRES |
| - |
Les frontières
seraient essentiellement délimitées
par la « Ligne verte » de
1967. |
| - |
Les Palestiniens
récupéreraient la bande de Gaza dans
sa totalité et 97,5 % du territoire
cisjordanien. |
| - |
Un corridor relierait
la bande de Gaza à la Cisjordanie. Administré
par les Palestiniens, il serait cependant sous souveraineté
israélienne. |
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JÉRUSALEM |
| - |
La ville de Jérusalem
serait partagée entre Palestiniens et Israéliens.
Elle deviendrait la capitale des deux États. |
| - |
Les Palestiniens auraient
la souveraineté des quartiers arabe, arménien
et chrétien et de l'esplanade des Mosquées
(le mont du Temple pour les Juifs). |
| - |
Israël conserverait
sa souveraineté sur le mur des Lamentations,
en contrebas de l'esplanade des mosquées,
ainsi que sur le quartier juif. |
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COLONIES JUIVES |
| - |
Israël évacuerait
en trois phases la plupart des colonies juives de
Cisjordanie, y compris celles d'Ariel et d'Efrat
et toutes celles de Gaza. |
| - |
L'État hébreu
annexerait cependant à son territoire des
colonies cisjordaniennes, notamment Maalé
Adumim (la plus grosse colonie) et Guivat Zéev
(en banlieue de Jérusalem) et une partie
de la région du Gouch Etzion. En échange,
les Palestiniens obtiendraient des territoires dans
le Neguev, autour de Gaza. |
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RÉFUGIÉS
PALESTINIENS |
| - |
Les Palestiniens
renonceraient au droit de retour des réfugiés
en Israël, en échange de compensations
financières. Ils auraient toutefois le droit
de vivre en Cisjordanie et à Gaza. |
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COMMUNAUTÉ
INTERNATIONALE |
| - |
Il incomberait au
Quartette (composé des États-Unis,
de l'Union européenne, de la Russie et de
l'ONU) de désigner un représentant
qui s'assurerait du respect du plan de paix. |
| - |
Une force internationale
serait responsable du maintien de l'ordre autour
des Lieux saints de Jérusalem et surveillerait
la force de sécurité palestinienne. |
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LES RÉACTIONS
En Israël, l'actuel chef du gouvernement,
tout comme les anciens premiers ministres travaillistes Ehud
Barak et Shimon Pérès, ont critiqué ce
plan de paix. Ariel Sharon préfère la « feuille
de route » à ce plan de paix, qu'il considère
« plus dangereux » que les accords d'Oslo.
Quant à la population israélienne, elle est
divisée.
Pour sa part, le président de l'Autorité
palestinienne, Yasser Arafat n'a pas accepté l'initiative
officiellement, même s'il avait initialement dit accueillir
positivement l'initiative. Le Fatah, le mouvement de Yasser
Arafat, n'a d'ailleurs pas accompagné la délégation
palestinienne en Suisse. Plusieurs membres de son parti critiquent
d'ailleurs l'accord.
Dans l'ensemble, la communauté internationale
accueille bien l'initiative. Le secrétaire d'État
américain, Colin Powell, rencontrera les promoteurs
de l'entente cette semaine. Il est de son devoir, soutient-il,
de s'entretenir avec ceux qui militent pour la paix au Proche-Orient.
Il rappelle toutefois que la «feuille de route»
du quartette reste le document de référence
de Washington. Enfin, le secrétaire général
de la Ligue arabe, Amr Moussa, minimise la portée du
projet, insitant lui aussi sur le fait qu'il n'est pas officiel.
The
Text of the Geneva Accord
(page du quotidien israélien Ha'aretz,
qui reproduit le texte du pacte de Genève)
The
Geneva Accord
(dossier du quotidien israélien
Ha'aretz, qui répertorie plusieurs de ses
articles sur la question; il inclut des nouvelles, des analyses,
des éditoriaux, etc.)
Dans
les coulisses du pacte de Genève
(page du mouvement La Paix maintenant,
un mouvement français qui milite pour la paix entre
Israéliens et Palestiniens)
3 juin 2003 : sommet Aqaba
Pour
la première fois, le président Bush rencontre
ensemble le premier ministre de Palestine, Mahmoud Abbas,
et le chef du gouvernement israélien, Ariel Sharon.
Les trois hommes, réunis à Aqaba en Jordanie,
discutent de la « feuille de route »
que le gouvernement palestinien a adoptée, telle quelle,
alors que le Cabinet israélien l'a acceptée
en émettant des réserves, notamment sur le retour
des réfugiés.
Au cours de la première phase, les Palestiniens
doivent s'engager à mettre fin à la violence,
et Israël à se retirer des secteurs palestiniens,
réoccupés depuis le 28 septembre 2000. La nouvelle
Constitution palestinienne doit également être
rédigée à cette étape. Les Palestiniens
organisent dès que possible des élections libres.
La décision de passer à la phase suivante, appelée
la transition, est prise par le quartette à l'origine
de la feuille de route, c'est-à-dire les États-Unis,
l'Union européenne, la Russie et les Nations unies.
La deuxième phase prévoit la création
d'un État palestinien indépendant en fonction
de la nouvelle Constitution. Cet État est doté
de frontières provisoires qu'Israël s'engage à
respecter. C'est également au cours de cette étape
que l'État palestinien doit être reconnu par
l'ONU.
En dernier lieu, des négociations doivent
déterminer le statut définitif de l'État
palestinien et régler les questions des frontières,
de Jérusalem, des réfugiés et des colonies.
Le règlement définitif mettant fin au conflit
israélo-palestinien est prévu pour 2005. Finalement,
Israël et une Palestine indépendante et souveraine
doivent vivre côte à côte dans la paix
et la sécurité.
Le
texte de la feuille de route présentée au
gouvernement d'Israël et à l'Autorité
palestinienne le 30 avril 2003.
(page de l'ONU)
24 juin 2002 : le plan Bush
L'Autorité
palestinienne comme les pays arabes
et européens réclamaient l'intervention diplomatique
américaine dans le dossier depuis l'élection
de George W Bush. En juin, l'administration Bush a fixé
ses conditions à la création d'un État
palestinien. Le plan de paix américain proposait alors
la création, dans les 18 mois, d'un État palestinien
« provisoire », susceptible d'accéder
à l'indépendance après 3 ans. La proclamation
de cet État étant conditionnelle à d'importantes
réformes politiques.
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La stratégie de Washington
s'articule autour de trois axes :
| - |
relancer les discussions
pour mener à la création d'un État
palestinien et au maintien de l'État israélien; |
| - |
réformer
les institutions palestiniennes; |
| - |
réorganiser
les services de sécurité palestiniens
(pour l'instant assurés par 14 organisations
paramilitaires et de services secrets semi-autonomes). |
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Selon ce plan, qui n'était pas assorti
d'un calendrier précis, les réformes des institutions
palestiniennes étaient préalables au retrait
d'Israël. George W. Bush réclamait également
le départ du président de l'Autorité
palestinienne, Yasser Arafat. Les termes et les frontières
de l'éventuel État palestinien, tout comme les
questions des réfugiés palestiniens et le statut
de Jérusalem, devaient rester à débattre.
Le plan a été bien accueilli en Israël
et en Palestine, mais les attentats palestiniens et les assassinats
ciblés israéliens ont rapidement eu raison de
ce plan.
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Principaux points :
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DEMANDES FAITES
AUX PALESTINIENS |
| - |
élection
de nouveaux dirigeants, particulièrement
un nouveau chef; |
| - |
mise sur pied d'institutions
démocratiques; |
| - |
réformes
financières; |
| - |
conclusion de nouvelles
ententes de sécurité avec Israël. |
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DEMANDES FAITES
AUX ISRAÉLIENS |
| - |
effectuer le retrait
militaire des villes de Cisjordanie occupées
depuis le début de l'Intifada (ce qui équivaudrait
à évacuer 40 % de la Cisjordanie); |
| - |
accepter le gel
de la colonisation; |
| - |
débloquer
les revenus fiscaux des Palestiniens; |
| - |
redonner la liberté
de mouvement aux civils palestiniens; |
| - |
à terme,
cesser l'occupation des territoires palestiniens
en accord avec les résolutions des Nations
unies. |
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28 mars 2002 : la « déclaration
de Beyrouth »
La
proposition de paix du prince héritier
d'Arabie saoudite, Abdallah, a été adoptée
au sommet arabe de Beyrouth. Le prince Abdallah ben Abdel
Aziz avait exposé une ébauche de son plan de
paix dans le New York Times du 17 février 2002.
La proposition prévoyait le retrait israélien
de tous les territoires occupés depuis la guerre israélo-arabe
de 1967 (la Cisjordanie, la bande de Gaza, Jérusalem-Est
et les hauteurs du Golan, revendiqués par la Syrie),
en accord avec les résolutions de l'ONU, et l'acceptation
par Israël d'un État palestinien ayant pour capitale
Jérusalem-Est. La proposition réclamait également
une solution juste au problème des réfugiés
palestiniens. En retour, les pays arabes proposaient la normalisation
des relations avec l'État hébreu et la conclusion
d'un accord de paix. (L'Égypte et la Jordanie sont
les seuls pays arabes à reconnaître Israël.)
Ce n'était pas la première fois qu'un pays arabe
liait le processus de paix à l'établissement
de liens avec l'État hébreu, mais l'aspect inédit
de la proposition résidait dans le fait que l'Arabie
saoudite, un pays où la tradition religieuse est très
rigoriste, n'entretenait aucune relation avec Israël,
qu'elle a toujours refusé de reconnaître. Les
États-Unis et les pays d'Europe ont accueilli favorablement
ce plan, que le gouvernement israélien a toutefois
qualifié d'inacceptable.
13 juin 2001 : plan Tenet
Le
plan de cessez-le-feu élaboré par le médiateur
américain George Tenet, directeur de la CIA, établissait
les conditions d'une trêve durable. La proposition prévoyait
qu'au terme d'une période de six mois, Palestiniens
et Israéliens commenceraient à appliquer les
propositions du rapport Mitchell, afin de mettre définitivement
un terme à la violence. Sous les pressions des Américains,
ce plan a été accepté par les deux parties,
sans toutefois trouver d'écho sur le terrain. Une fois
de plus.
21 mai 2002 : dépôt
du rapport de la commission Mitchell
Présidée
par l'ex-sénateur américain George Mitchell,
la Commission d'établissement des faits enjoignait
Israéliens et Palestiniens de mettre fin immédiatement
et sans conditions aux violences. La Commission concluait
alors que la visite d'Ariel Sharon sur l'esplanade des Mosquées
n'avait pas causé l'explosion de violence qui a suivi,
mais que le moment de la visite était mal choisi et
que ses effets provocateurs auraient dû être prévus.
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Principales recommandations :
| - |
cessez-le-feu immédiat; |
| - |
gel de la construction
de colonies juives; |
| - |
mise en uvre
d'actions pour contrer le terrorisme; |
| - |
limitation de l'usage
de la force mortelle par l'armée israélienne; |
| - |
empêchement
des tirs sur les soldats et les civils israéliens
par l'Autorité palestinienne; |
| - |
reprise de la coopération
des parties en matière de sécurité; |
| - |
négociations
pour résoudre le conflit. |
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Les Palestiniens ont soutenu la mise en uvre
immédiate de toutes les recommandations faites par
la Commission. Ils auraient toutefois préféré
que le rapport parle de la présence d'une force internationale
et qu'il prévoie des mesures concrètes visant
à mettre en uvre les recommandations. Pour leur
part, les Israéliens approuvèrent le rapport,
tout en rejetant formellement l'appel au gel de la colonisation
juive dans les territoires occupés. Israël émettait
aussi une seconde réserve sur l'analyse de la répression,
par l'armée, des manifestations palestiniennes.
21-27 janvier 2001 : négociations
de Taba
Au début de 2001, des négociateurs
israéliens et palestiniens entament un marathon de
pourparlers à Taba, en Égypte. Les deux parties
discutent d'une souveraineté partagée sur les
Lieux saints de Jérusalem, de la création d'un
État palestinien indépendant sur les 9/10
des territoires occupés et d'un droit restreint au
retour des réfugiés. Les deux parties se révèlent
toutefois incapables de conclure un accord global.
23 décembre 2000
: le plan Clinton
Multipliant les contacts diplomatiques avec
les Israéliens et les Palestiniens, le président
américain Bill Clinton leur propose un nouveau plan
de paix, peu avant la fin de son mandat. Israël céderait
95 % de la Cisjordanie et l'ensemble de la bande de Gaza,
et la souveraineté sur Jérusalem serait partagée.
Le quartier juif reviendrait à l'État hébreu,
les quartiers arabe, chrétien et arménien aux
Palestiniens. Une force internationale assurerait l'application
d'un accord final, et Israël aurait trois ans pour compléter
son retrait militaire. L'État palestinien, pour sa
part, ne serait pas militarisé et devrait consentir
au maintien de près de 80 % des colonies juives
dans les territoires palestiniens. La majeure partie des réfugiés
palestiniens et leurs descendants devraient renoncer à
leur droit à retourner en Israël. Une centaine
de milliers d'entre eux pourraient revenir, les autres devraient
s'établir ailleurs avec une compensation issue d'un
fonds international. La proposition est rejetée.
16 et 17 octobre 2000 : sommet de Charm
el-Cheik
Quelques semaines après le début
de la deuxième Intifada, le sommet Charm el-Cheik,
en Égypte, réunit des négociateurs des
deux camps. L'accord prévoit la fin des actes de violence,
la création d'une commission d'enquête (officiellement
baptisée « Commission d'établissement
des faits ») et la reprise des négociations
sur le statut final des territoires palestiniens dans les
15 jours. Le leader palestinien, Yasser Arafat, et le premier
ministre israélien de l'époque, Ehud Barak,
refuseront toutefois de contresigner l'entente, obtenue sous
l'égide du président Clinton.
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