Un écrivain, une psychologue et trois politologues dégagent le sens des événements survenus aux États-Unis, puis en Afghanistan, à la recherche des tendances qui dessineront le monde de demain.


« Les seuls qui ont tiré des avantages – et ils sont immenses –, c’est le lobby des armements, le lobby financier et le lobby du pétrole, essentiellement ceux qui sont américains. Point à la ligne. »

OMAR AKTOUF
Analyste politique et professeur en organisation et gestion d’entreprise à l’École des hautes études commerciales de Montréal (HEC).


« D’un seul coup, on se rend compte que ce qu’on appelait le progrès n’est pas garant de l’avenir de l’humanité. »

MAREK HALTER
Écrivain et cinéaste, né à Varsovie en 1936, réfugié en France en 1950.


« C’est une illusion de croire que seule la force militaire peut organiser l’Univers. On peut remporter des batailles, mais la victoire ne se fera qu’en conquérant les cœurs... »

GILLES KEPEL
Islamologue, professeur des Universités à l’Institut d’études politiques de Paris (IEP).



« La tentation de frapper en Irak est sûrement déterminante, mais si on arrive à régler ce problème autrement que par la force, je pense qu’il y a un petit peu d’espoir. »

ALBERT LEGAULT
Professeur au Département de science politique à l'UQÀM et chercheur dans le domaine des relations internationales.


« C’est important pour les enfants de dire : “ Le 11 septembre est important, mais pas nouveau ”. Nous avons participé à beaucoup de ces choses et nous y participons encore. »

DR CÉCILE ROUSSEAU
Psychiatre pour enfants, spécialiste de l’aide aux enfants réfugiés de guerre.


« Tout dépendra d'abord de la capacité des autres acteurs à faire valoir aux États-Unis que faire cavalier seul, c'est nocif pour le système international. »

MARIE-JOËLLE ZAHAR
Professeure de science politique à l'Université de Montréal.