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Mise à jour le vendredi 30 mars 2012 à 17 h 06
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Économie

Budget fédéral : l'opposition condamne la réforme de la sécurité de la vieillesse

Le chef du Parti libéral Bob Rae s'est attaqué au budget des conservateurs à la Chambre des communes, vendredi.

Photo: La Presse Canadienne /FRED CHARTRAND

Le chef du Parti libéral Bob Rae s'est attaqué au budget des conservateurs à la Chambre des communes, vendredi.

L'opposition continue de condamner vivement les orientations du budget fédéral 2012-2013, au lendemain de son dépôt par le ministre des Finances, Jim Flaherty.

L'âge d'admissibilité à la pension de la sécurité de la vieillesse, qui passe de 65 à 67 ans à partir de 2023, suscite en particulier de vives réactions de la part des partis politiques, autant au fédéral qu'au provincial.

Le chef par intérim du Parti libéral du Canada, Bob Rae, s'est déjà engagé à renverser la vapeur. « Nous aurons une plateforme dans la prochaine élection qui dira clairement que nous allons garder 65 ans comme âge de la retraite au Canada », a-t-il déclaré vendredi.

À la Chambre des communes, où la question du budget sera débattue pendant quatre jours, Peter Julian, porte-parole du Nouveau Parti démocratique en matière de finances, a dénoncé les compressions budgétaires. « Pourquoi les conservateurs nous imposent-ils leur idéologie? », a-t-il lancé avec vigueur.

Le ministre Flaherty, qui sillonne le pays avec 17 ministres conservateurs pour promouvoir le budget, a défendu le nouveau régime de la sécurité de la vieillesse en invoquant « les changements ». « Les gens vivent plus longtemps et plus en santé. C'est une bonne chose et on devrait s'en réjouir », a-t-il répliqué.

Au Québec

Se disant « déçue » par le budget, la chef de l'opposition au Québec, Pauline Marois, craint pour sa part que la province doive compenser par l'aide sociale la hausse de l'âge d'accès à la sécurité de la vieillesse. Elle déplore en outre le manque d'investissement du fédéral au Québec.

« Il n'y a pas de mesures au plan économique qui sont intéressantes, stimulantes. On a toujours été laissé de côté », a déploré vendredi la chef du Parti québécois. « D'ailleurs au Québec, dans les dernières années, on a mis beaucoup d'argent dans l'industrie automobile, dans les frégates, dans la construction de navires, mais il n'y a pas eu de retombées pour le Québec », a-t-elle ajouté.

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, voit quant à lui dans le budget une occasion « extraordinaire » pour le Québec d'accroître son économie. « C'est une opportunité [...] de demander au gouvernement fédéral de réduire les impôts des individus, pour qu'une partie soit utilisée par les provinces pour aller chercher plus d'autonomie et mieux financer les services de santé », a déclaré M. Legault.

Québec solidaire a estimé pour sa part que le budget fédéral, avec notamment la réforme de la sécurité de la vieillesse, reflète les intérêts des plus riches, au détriment des « gens ordinaires ». « Le financier de Bay Street applaudira et la proposée aux bénéficiaires de Joliette, subira! », a résumé le député de Mercier, Amir Khadir, par voie de communiqué.

Ailleurs au Canada, le gouvernement ontarien de Dalton McGuinty a qualifié le budget de « mesuré », tout en se disant inquiet des changements dans le régime de la sécurité de la vieillesse et les compressions dans la fonction publique.