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Les nouvellesMise à jour le jeudi 15 mars 2012 à 11 h 33
Le taux de chômage recule au Canada, reste stable au QuébecPlus d'info
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En février, le taux de chômage a reculé de 0,2 point de pourcentage par rapport au mois précédent à 7,4 % en raison de la baisse du nombre de chercheurs d'emploi au Canada. La création de 9100 emplois à temps plein n'a pas permis de compenser l'élimination de 12 000 postes à temps partiel le mois dernier, soit une perte nette de 2100 emplois. C'est le recul du nombre de personnes à la recherche d'un emploi, 35 000 en moins, qui explique principalement la diminution du chômage. Le premier ministre Stephen Harper a qualifié ces données de « décevantes », tout en soulignant quelques points positifs comme la hausse des emplois à temps plein et les perspectives encourageantes aux États-Unis. M. Harper a concédé que son gouvernement avait du travail à faire et promis de l'action le 29 mars prochain, date du dépôt du prochain budget fédéral.
Disparités entre les provinces Au Québec, l'emploi est resté pratiquement stable de janvier à février avec la création de 200 emplois nets. Le taux de chômage s'est maintenu à 8,4 %. Près de 2600 emplois ont été perdus au Nouveau-Brunswick le mois dernier, ce qui a fait augmenter de 0,6 point de pourcentage le taux de chômage à 10,1 %. L'Ontario affiche pour sa part un taux de chômage en baisse de 0,5 point de pourcentage pour atteindre 7,6 %. Comme pour l'ensemble du pays, c'est la baisse du nombre de chercheurs d'emplois qui explique ce recul puisque l'emploi a peu varié en Ontario le mois dernier. Dans l'Ouest, 7200 postes ont été perdus en Alberta, une constatation « décevante », selon l'économiste principal du Mouvement Desjardins, Benoit Durocher, « surtout de la part d'une province qui est censée connaître une croissance économique assez soutenue en raison des prix élevés de l'énergie ». M. Durocher note toutefois que ces pertes d'emplois suivent une hausse de 101 200 postes dans la province entre janvier 2011 et janvier 2012.
Perspectives de l'emploi au Canada L'économiste Diana Petramala de la Banque TD constate que le marché du travail a commencé l'année 2012 sur une mauvaise note. En fait, écrit-elle, « la performance du marché canadien du travail est décevante depuis la mi-juillet 2011, avec l'ajout d'à peine 14 000 emplois depuis ». Mme Petramala explique la situation par une « petite crise de confiance » chez les gens d'affaires qui hésitent à embaucher en raison des perspectives incertaines, entre autres en Europe. Avec une croissance prévue de 2,2 % du PIB canadien cette année, ajoute-t-elle, une faible croissance de l'emploi est à prévoir en 2012. Selon M. Durocher, la faiblesse du marché de travail à l'échelle nationale n'a rien d'inquiétant. La tendance demeure constante, ajoute-t-il, soit légèrement à la hausse. Il soutient par ailleurs que la croissance économique modérée au pays fera en sorte que la progression de l'emploi restera modeste au cours des prochains mois, justifiant la nécessité de maintenir les taux directeurs à leurs niveaux actuels pour plusieurs trimestres. Jeudi, la Banque du Canada décidait de maintenir son taux directeur inchangé à 1 %, comme c'est le cas depuis septembre 2010. Radio-Canada.ca avec Presse canadienne * Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes |
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