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PC/Jacques Boissinot
Pour retrouver le chemin de l'équilibre budgétaire, le budget du gouvernement Charest confie près de 40 % de l'effort aux contribuables en imposant une taxe santé, ainsi que des hausses de la TVQ, de la taxe sur l'essence et des droits de scolarité.
Si l'expression « révolution culturelle » employée récemment par le ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand, était peut-être un peu exagérée, son budget 2010-2011 contient certainement de quoi faire réagir.
Ce huitième budget du gouvernement de Jean Charest confie en effet près de 40 % de l'effort budgétaire aux contribuables. Tandis que les dépenses gouvernementales seront réduites de 6,9 milliards de dollars, les impôts, taxes et tarifs des particuliers et des entreprises seront augmentés de 4,3 milliards.
Il faut dire que le défi est grand : le gouvernement a promis un retour à l'équilibre budgétaire en 2013-2014, alors que les déficits cumulés devraient atteindre 12,9 milliards de dollars.
Outre une taxe santé, ainsi que des hausses de la TVQ et de la taxe sur l'essence, le gouvernement Charest évoque une hausse des tarifs d'électricité du bloc patrimonial à compter de 2014. Cette hypothèse est déjà dénoncée par l'opposition.
Les principaux axes de ce plan budgétaire: sortir du rouge, réduire les dépenses gouvernementales de 6,9 milliards de dollars, augmenter les impôts, les taxes et les tarifs des particuliers et des entreprises de 4,3 milliards.
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