Le premier ministre Harper à la Chambre des communes, mardi.
©
PC/Sean Kilpatrick
Le gouvernement conservateur de Stephen Harper a survécu à un premier vote de confiance en lien avec le budget 2010-2011.
Les députés de la Chambre des communes rejettent des amendements au budget présentés par le Bloc québécois et le NPD. Les députés voteront mercredi sur l'ensemble du budget, mais le gouvernement conservateur est déjà assuré de survivre.
Le vote de mardi portait sur des amendements proposés par l'opposition bloquiste et néo-démocrate au budget que le ministre des Finances, Jim Flaherty, a déposé jeudi dernier.
Le Bloc québécois voulait que le gouvernement conservateur élimine de son budget « les avantages fiscaux consentis aux pétrolières ». Il demandait aussi une compensation pour le Québec pour l'harmonisation des taxes de ventes et la bonification du régime d'assurance-emploi et du supplément de revenu garanti.
Le Bloc voulait aussi que les conservateurs renoncent à créer une commission pancanadienne des valeurs mobilières.
La motion a reçu l'appui de 84 députés bloquistes et néo-démocrates, mais a été rejetée par 214 députés conservateurs, libéraux et indépendant.
Pour sa part, le NPD voulait élargir les changements suggérés par le Bloc. Le NPD visait à ce que le gouvernement retire de son budget les avantages fiscaux accordés « aux grandes banques, aux grosses sociétés », en plus des ceux accordés aux pétrolières.
Le NPD demandait aussi l'abandon de « la mise en place de la taxe de vente harmonisée en Ontario et en Colombie-Britannique ». Il souhaitait également un plus grand engagement du gouvernement en matière d'énergies propres, de même qu'une protection des régimes de retraite en cas d'insolvabilité des sociétés.
Ce sous-amendement a été rejeté par 262 voix contre 37. Seuls les députés néo-démocrates ont voté en sa faveur.
Le gouvernement assuré de survivre
Mercredi, le gouvernement conservateur de Stephen Harper devra affronter un second vote de confiance alors que les trois partis d'opposition voteront sur l'ensemble du budget fédéral.
Les libéraux ont déjà fait savoir qu'ils s'y opposeraient, mais pas en nombre suffisant pour faire tomber le gouvernement. Le chef libéral Michael Ignatieff a justifié sa décision en disant que les Canadiens ne veulent pas d'élections.
Même si le gouvernement ne tombera pas sur le budget, l'opposition n'en demeure pas moins insatisfaite. Les partis d'opposition reprochent au gouvernement Harper de manquer d'imagination dans la lutte contre le déficit et d'abandonner les victimes de la crise économique.
Ils dénoncent notamment que le président du Conseil du Trésor, Stockwell Day, prévoit éliminer 245 postes au sein de conseils d'administration, d'organismes, de commissions et de tribunaux fédéraux. En tout, 90 % des postes visés sont vacants.
Selon le Bloc québécois, il s'agit d'économie de bouts de chandelles alors que le gouvernement est aux prises avec un important déficit. Le chef Gilles Duceppe croit que le gouvernement, par exemple, aurait mieux fait de couper dans les dépenses militaires.