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Photo: AFP/John MacDougall |
Plusieurs diront que les moins nantis et les aînés sont les parents pauvres de ce budget Flaherty ou déploreront que l'environnement et les arts en sortent perdants.
Au total, sur les 491 pages du budget 2010, seules une dizaine sont consacrées aux mesures environnementales. Le représentant d'Équiterre Steven Guilbeault déplore le peu d'importance accordé à cet enjeu.
J'étais ici l'an passé et je croyais que nous avions atteint le fond du baril, mais il s'avère que ce baril n'a pas de fond.
— Steven Guilbeault, d'Équiterre
Davantage d'argent sera consacré au développement de l'énergie nucléaire, à la production de biocarburants ainsi qu'au captage et au stockage du carbone, mais ceux qui attendaient un changement de cap devront attendre, indique l'économiste de l'environnement Philippe Crabbé. « La plupart des mesures environnementales sont une continuation de mesures antérieures », précise-t-il. En outre, peu de mesures sont directement liées à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Une grande part des initiatives environnementales est par ailleurs liée à l'exploitation des ressources. La mesure visant à assouplir le processus d'évaluation environnementale afin de faciliter le développement de projets miniers et énergétiques est un des faits saillants. L'Office national de l'énergie et la Commission canadienne de sûreté nucléaire hériteront de cette responsabilité, jusqu'ici assumée par Environnement Canada.
Le porte-parole du Bloc québécois en matière d'environnement, Bernard Bigras, ne se gêne pas pour dénoncer la décision. « On ne peut pas vouloir exploiter des ressources naturelles puis, en même temps, affaiblir les règlements en ce qui a trait au contrôle et à l'évaluation environnementale, déplore-t-il. C'est un jeu dangereux que joue actuellement le gouvernement. »
Sur le front climatique, les scientifiques espéraient de nouveaux fonds pour renflouer la caisse de la Fondation canadienne des sciences du climat et de l'atmosphère, le principal bailleur de fonds pour leurs recherches. Là-dessus, le budget n'apporte aucune réponse.
Les aînés se disent négligés
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La Fédération de l'âge d'or du Québec (FADOQ) estime que « le gouvernement Harper relègue les aînés au dernier plan et que le chemin vers l'équilibre budgétaire » se fera à leurs dépens.
« Rien pour les aînés à faible revenu. Rien pour les aidants naturels. Rien pour les travailleurs d'expérience. Rien pour les soins d'aide à domicile. Rien pour les 160 000 Canadiens privés du Supplément de revenu garanti (SRG) alors qu'ils y auraient droit », ont-ils déploré par communiqué.
La pauvreté à peine ciblée
Le budget prévoit également peu de mesures pour la lutte contre la pauvreté. Les parents seuls jouiront tout de même d'un assouplissement fiscal qui leur permettra de conserver une plus grande part du versement mensuel de 100 $ qu'ils reçoivent pour chaque enfant de moins de 6 ans. Le gouvernement prévoit aussi un allégement des règles pour les organisations caritatives.
Gel du financement pour les arts
Le domaine des arts, où le gouvernement fédéral avait investi lors des budgets précédents, verra son financement gelé. Le discours du Trône et le budget ne comportaient que quelques références à la culture et aux institutions du patrimoine canadien. L'an dernier, le gouvernement avait alloué 540 millions de dollars sur deux ans pour les arts, la culture et le patrimoine.
Radio-Canada.ca avec Presse canadienne
Sources : Statistique Canada, Ministère des Finances du Canada, Banque du Canada
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