Jim Flaherty, ministre des Finances
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PC/Fred Chartrand
Le gouvernement conservateur a livré jeudi un budget d'une austérité à laquelle les Canadiens n'étaient déjà plus habitués, en promettant de mettre la hache dans les dépenses de l'appareil gouvernemental pour s'approcher de l'équilibre budgétaire d'ici cinq ans.
Selon le budget, le gouvernement fédéral enregistrera encore une fois un déficit vertigineux avoisinant les 50 milliards de dollars pour 2010-2011, soit près de 20 milliards de plus que prévu dans le budget de l'an dernier. Ottawa espère réduire ce déficit à 1,8 milliard en 2014-2015.
Pour parvenir à cet objectif, le gouvernement Harper compte beaucoup sur la fin des programmes de stimulation économique mis en place pour faire face à la récession. Il y consacrera 19 milliards de dollars à la deuxième et dernière année de leur plan de relance.
Les conservateurs prévoient aussi une croissance du produit intérieur brut (PIB) annuelle de 2 % lui permettant de renflouer ses coffres.
Comme indiqué dans le discours du Trône, le gouvernement va aussi scruter les dépenses de l'appareil gouvernemental pour identifier d'éventuelles coupes à effectuer pour dégager des économies.
Les budgets de fonctionnement des ministères seront gelés dès 2011. Seule la Défense nationale sera épargnée et verra son budget augmenté à un rythme soutenu.
Pas d'augmentation d'impôts
Le ministre des Finances Jim Flaherty promet par ailleurs de ne pas augmenter les impôts et de réduire ceux des sociétés.
Et comme promis, le ministre ne touchera pas aux transferts aux provinces ni aux paiements de péréquation.
Au total, Ottawa espère dégager 17,6 milliards en 5 ans en contenant les dépenses de l'État.
Points saillants du budget fédéral :