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En chiffresSources : Statistique Canada, Ministère des Finances du Canada, Banque du Canada |
Les nouvellesMise à jour le mercredi 28 janvier 2009 à 15 h 02
Gouvernement du Québec Charest dresse un bilan mitigéPlus d'info
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Le premier ministre du Québec a commenté en conférence de presse le budget fédéral déposé mardi aux Communes. D'entrée de jeu, Jean Charest a tenu à souligner que, sur plusieurs aspects, Ottawa a su répondre aux demandes du Québec. Il a ainsi salué les mesures proposées relativement à l'assurance-emploi, aux travailleurs âgés et aux infrastructures, et a noté que plusieurs gestes d'Ottawa sont des compléments bienvenus à ce que fait déjà le Québec. Par ailleurs, à l'instar de son ministre du Développement économique, Raymond Bachand, il s'est félicité que le gouvernement conservateur ait répondu au souhait du Québec d'injecter des fonds dans la BDC et EDC, ce qui donnera un coup de pouce aux entreprises exportatrices en ces temps difficiles. Péréquation, pomme de discorde C'est seulement après avoir présenté tour à tour les mesures prises par Québec et Ottawa pour affronter la récession que le premier ministre a abordé la question de la révision du calcul de la péréquation. Le ministère des Finances estime que cette révision fera perdre au Québec des centaines de millions de dollars au cours des deux prochaines années, soit 75 millions de dollars pour l'année budgétaire 2009-2010 et 695 millions pour 2010-2011. Jean Charest déplore ce qu'il considère comme une volte-face d'Ottawa alors qu'un consensus semblait pourtant s'être dessiné entre le fédéral et les provinces, en 2007, sur la façon de déterminer la péréquation et de mener le débat sur ce dossier. Il y voit un geste unilatéral, contraire à ce qu'il considère être l'esprit du fédéralisme. Tout changement à la péréquation, estime-t-il, devrait être négocié avec les provinces, soutient Jean Charest, qui s'appuie en cela sur une recommandation du rapport O'Brien sur la péréquation, rédigé par un groupe d'experts nommés par Ottawa. Jean Charest lance donc un appel au « bon sens » à Stephen Harper pour entamer des discussions sur la péréquation dans un esprit de collaboration. |
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