« Retour à la zone information

En chiffres

Population

Octobre 2008

33 441 277 habitants

+

Taux de chômage

Décembre 2008

6,6 %

+

Taux d’inflation

Novembre 2008

2,0 %

+

PIB

Octobre 2008

-0,1 %

+

Balance commerciale

Novembre 2008

1,3 G$

+

Surplus budgétaires

2007-2008

9,6 G$

+

Dette publique

2006-2007

467,3 G$

+
Chargement

Sources : Statistique Canada, Ministère des Finances du Canada, Banque du Canada

Les nouvelles

Mise à jour le mercredi 28 janvier 2009 à 12 h 32
Envoyer à un ami

Parti québécois

Une défaite pour le Québec

La chef péquiste est tombée à bras raccourcis sur Jean Charest qu'elle accuse d'avoir mal défendu les intérêts du Québec.

Pauline Marois et François Legault, en arrière-plan

Photo: La Presse Canadienne /Jacques Boissinot

Pauline Marois et François Legault, en arrière-plan

À l'entrée d'une réunion de deux jours de ses députés à La Malbaie, Pauline Marois a affirmé que le gouvernement libéral avait trop tardé à affronter Ottawa dans le dossier de la péréquation, et que maintenant le Québec en paie le prix.

La modification du calcul de la péréquation, confirmée dans le budget de mardi, ferait perdre au Québec quelque 700 millions de dollars au cours des deux prochaines années budgétaires, selon les données du ministère des Finances du Québec, citées par la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget.

Or, la chef péquiste a fait remarquer que l'Ontario bénéficierait pour sa part de 4 milliards de dollars de plus en péréquation.

Le Québec n'est plus dans le radar à Ottawa. — La chef péquiste Pauline Marois

La chef du Parti québécois estime que la ministre des Finances savait pourtant, depuis le dépôt de l'énoncé économique fédéral, en pleine campagne électorale provinciale, que cette révision aurait un impact négatif, mais aurait choisi selon elle de le minimiser dans ses discours.

Le député péquiste François Legault a été jusqu'à l'accuser d'avoir menti à la population durant la campagne.

Ce qu'elle a fait, c'est de la manipulation électorale. Il y a des limites à mentir à la population. — Le député péquiste François Legault

Déjà, lors de cette même campagne électorale, le Parti québécois avait une première fois condamné la mollesse de l'action libérale sur le front de la péréquation et souligné ses probables conséquences.

« Le Québec perdra 20 fois plus que les 50 millions évoqués par Monique Jérôme-Forget au sortir de la rencontre fédérale des ministres des Finances, le 3 novembre dernier, deux jours avant le déclenchement des élections. Dans sa mise à jour économique rendue publique le lendemain, elle a omis sciemment d'ajuster le chiffre de la péréquation et de donner aux Québécois le véritable état de nos finances publiques. Ça vient annuler complètement le règlement partiel du déséquilibre fiscal dont Jean Charest se vante chaque jour depuis deux ans », dénonçait alors Pauline Marois.

Mardi, la ministre des Finances a présenté la décision d'Ottawa de changer au détriment du Québec le régime de péréquation et parlé d'un geste « autoritaire » et « inacceptable ».

L'ADQ blâme le Bloc québécois

Éric Caire

Éric Caire

L'Action démocratique du Québec (ADQ) estime pour sa part que l'odieux de cet échec revient plutôt au Bloc québécois.

Selon Éric Caire, porte-parole adéquiste en matière d'affaires intergouvernementales, Jean Charest a eu le tort de jouer le jeu des bloquistes en multipliant les interventions contre les conservateurs, lors de la dernière campagne électorale.

Il paierait maintenant le prix de cette alliance de circonstances, conclut le député adéquiste.

Le budget rate sa cible, selon Québec solidaire

De son côté, Québec solidaire estime que le budget Flaherty n'est pas à la hauteur de la crise appréhendée et qu'il rate sa cible en s'adressant avant tout aux entreprises.

Amir Khadir

Amir Khadir

« Ce gouvernement trouve les moyens d'allonger 75 milliards de dollars en aide aux banques, 4 milliards de dollars sans condition à l'industrie automobile ontarienne, en plus de réduire les impôts des entreprises, mais n'a presque rien à offrir aux travailleurs et travailleuses qui subiront de plein fouet les effets de la crise », a déclaré le député de Mercier et porte-parole de Québec solidaire, Amir Khadir, par voie de communiqué.

Québec solidaire aurait souhaité que le gouvernement fédéral bonifie le programme d'assurance-emploi. « Le gouvernement aurait pu augmenter le taux de prestation et s'attaquer à cette aberration qui fait en sorte qu'à l'heure actuelle, seulement 46,1 % des cotisants sont admissibles à l'assurance-emploi », a ajouté M. Khadir.

Québec solidaire estime par ailleurs que l'environnement est le grand perdant de ce budget. « Pour des raisons idéologiques, ce gouvernement refuse obstinément de prendre le virage vert, au risque d'accuser un retard sérieux parmi tous les pays industrialisés.

Ce gouvernement demeure empêtré dans l'ère Bush, alors que le reste du monde bouge, y compris aux États-Unis », a déclaré pour sa part Françoise David, autre porte-parole de QS.

Enfin, elle souhaite que ce budget « serve de contre-exemple à celui que présentera sous peu Mme Jérôme-Forget au Québec ».

Lisez aussi Grincements de dents à Québec