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En chiffresSources : Statistique Canada, Ministère des Finances du Canada, Banque du Canada |
Les nouvellesMise à jour le mercredi 18 mars 2009 à 11 h 13
Plan Flaherty Grincements de dents à QuébecPlus d'info
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Le budget fédéral confirme les pires appréhensions du gouvernement Charest, avec sa révision du calcul de la péréquation et son projet de créer un organisme unique pancanadien de réglementation des valeurs mobilières. La ministre des Finances du Québec, Monique Jérôme-Forget, a déclaré: « Je ne suis pas heureuse au niveau du volet de la péréquation, je ne suis pas heureuse au niveau du Transfert social canadien, je ne suis pas heureuse au niveau de la Commission des valeurs mobilières. » Concernant les changements au régime de péréquation, la ministre Jérôme-Forget juge qu'il « s'agit d'un geste très autoritaire, presque sans nous prévenir ». « Je crois que c'est inacceptable », a-t-elle ajouté. La question des transferts fédéraux a provoqué un froid entre Québec et Ottawa qui perdure depuis la conférence des premiers ministres du 16 janvier. Québec estime que la révision du calcul de la péréquation lui fera perdre plus de 700 millions de dollars au cours des deux prochaines années. « Moi, je me base sur des vrais chiffres, mes chiffres qui viennent du ministère des Finances du Québec. Je perds, en 2009-2010, 75 millions de dollars, mais 2010-2011, 695 millions. Donc ça, c'est que j'appelle "du gros argent" », a déclaré Mme Jérôme-Forget. La ministre a lancé un avertissement à Stephen Harper: « S'il a largué le Québec, c'est bien dommage pour lui [...] parce qu'il sera dans une élection prochainement et il aura peut-être besoin des comtés qu'il a au Québec. » Elle a toutefois reconnu que la province bénéficierait de certaines initiatives contenues dans le budget Flaherty, notamment en ce qui a trait aux projets d'infrastructures. Mais la ministre n'a pas voulu se prononcer sur la possibilité que le budget fédéral pousse le Québec vers un déficit. Cette hypothèse, souvent rejetée en campagne électorale, semble cependant de plus en plus probable.
Le budget rate sa cible, selon Québec solidaire De son côté, Québec solidaire estime que le budget Flaherty n'est pas à la hauteur de la crise appréhendée et qu'il rate sa cible en s'adressant avant tout aux entreprises.
« Ce gouvernement trouve les moyens d'allonger 75 milliards de dollars en aide aux banques, 4 milliards de dollars sans condition à l'industrie automobile ontarienne, en plus de réduire les impôts des entreprises, mais n'a presque rien à offrir aux travailleurs et travailleuses qui subiront de plein fouet les effets de la crise », a déclaré le député de Mercier et porte-parole de Québec solidaire, Amir Khadir, par voie de communiqué. Québec solidaire aurait souhaité que le gouvernement fédéral bonifie le programme d'assurance-emploi. « Le gouvernement aurait pu augmenter le taux de prestation et s'attaquer à cette aberration qui fait en sorte qu'à l'heure actuelle, seulement 46,1 % des cotisants sont admissibles à l'assurance-emploi », a ajouté M. Khadir. Québec solidaire estime par ailleurs que l'environnement est le grand perdant de ce budget. « Pour des raisons idéologiques, ce gouvernement refuse obstinément de prendre le virage vert, au risque d'accuser un retard sérieux parmi tous les pays industrialisés. Ce gouvernement demeure empêtré dans l'ère Bush, alors que le reste du monde bouge, y compris aux États-Unis », a déclaré pour sa part Françoise David, autre porte-parole de QS. Enfin, elle souhaite que ce budget « serve de contre-exemple à celui que présentera sous peu Mme Jérôme-Forget au Québec ». Radio-Canada.ca avec Presse canadienne |
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