Le chef libéral Michael Ignatieff exige, en échange de son soutien au budget Flaherty, des rapports périodiques sur les résultats des mesures budgétaires conservatrices. La coalition PLC-NPD ne tient plus.
Maintenant que le budget Flaherty a été déposé à la Chambre des communes, les partis de l'opposition apportent des amendements à l'exposé budgétaire. Suivi d'une procédure.
Jean Charest salue plusieurs des mesures proposées par Ottawa dans son budget, mais l'exhorte à mettre de côté l'unilatéralisme dont il a fait preuve en révisant, au détriment du Québec, ses calculs de péréquation.
Pauline Marois juge que le Québec paie le prix de la décision du gouvernement libéral d'attendre la dernière heure pour monter au front de la péréquation. L'ADQ, elle, met le Bloc québécois en cause.
La ministre des Finances du Québec, Monique Jérôme-Forget, estime que la révision du calcul de la péréquation fera perdre au Québec plus de 700 millions de dollars au cours des deux prochaines années.
Si les promesses d'investissements en infrastructures sont généralement bien accueillies un peu partout au pays, certains sont déçus du manque de mesures pour l'accès à l'assurance emploi et au logement social.
Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, salue l'investissement de 12 milliards de dollards dans les infrastructures du pays d'ici deux ans, prévu dans le budget Flaherty.
Le milieu d'affaires accueille favorablement les mesures de relance d'Ottawa, mais souhaite aussi que le Canada ne retourne pas à l'ère des déficits des années 70 et 80.