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En chiffresSources : Institut de la statistique du Québec et Finances Québec |
Nouvelles, analyses et réactionsMise à jour le jeudi 13 mars 2008 à 21 h 12
Budget Québec Le gouvernement va passer le testPlus d'info
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Le gouvernement Charest survivra à son budget 2008-2009. L'opposition officielle a indiqué qu'elle allait voter en faveur du budget de la ministre Monique Jérôme-Forget. Le chef de l'Action démocratique du Québec (ADQ), Mario Dumont, a indiqué que le budget du gouvernement Charest n'était pas idéal, mais qu'il contenait assez de mesures intéressantes pour que son parti l'appuie et assure donc la survie du gouvernement. Les 41 députés adéquistes seront d'ailleurs obligés de se présenter lors du vote.
Mario Dumont dit d'ailleurs que son parti a été très responsable dans ses demandes pour en arriver à un budget satisfaisant qui puisse être adopté. Parmi les mesures que le chef adéquiste juge intéressantes se trouvent tout d'abord celles qui viennent en aide aux familles. Il salue le crédit d'impôt offert aux familles qui placent leur enfant en garderie, même si c'est loin de ce que l'ADQ demandait. L'opposition officielle réclamait des allocations de 50 $, et éventuellement de 100 $, par semaine pour chaque famille ayant un enfant de moins de 4 ans qui ne fréquente pas le système public de garderies. M. Dumont attribue d'ailleurs à son parti beaucoup de ces mesures venant en aide aux familles. « Il y a 93 000 familles de plus qui vont avoir de l'aide [pour leur enfant en garderie] et qui vont pouvoir dire merci à l'opposition officielle, merci à l'ADQ », dit-il. Le chef de l'opposition officielle voit également d'un bon oeil les mesures pour la fécondité et les aidants naturels. D'un autre côté, il se dit préoccupé par le fait que le budget va endetter la province à long terme. En ce qui concerne le peu d'aide accordé au secteur forestier, M. Dumont soutient qu'un seul budget ne pourra résoudre des « années d'erreurs du gouvernement ». Lorsqu'on lui a demandé si l'ADQ faisait preuve d'opportunisme politique en appuyant un budget imparfait pour éviter une campagne électorale, Mario Dumont a affirmé que « dans les circonstances, on a pris la décision que l'on devait prendre », faisant notamment référence au contexte économique difficile.
Peu après la présentation du budget, le porte-parole de l'opposition officielle en matière de finances, Gilles Taillon, avait salué plusieurs éléments du budget, même s'il ne répond pas à toutes les demandes de l'ADQ.
À l'instar de son chef, M. Taillon s'est notamment dit satisfait des mesures pour aider les familles et d'autres pour favoriser l'investissement privé. En ce qui concerne l'immigration, M. Taillon s'est cependant dit déçu qu'il n'y ait pas de mesure sur la reconnaissance des acquis de formation des nouveaux arrivants. Selon lui, une telle mesure entraînerait une meilleure intégration économique des nouveaux arrivants, ce qui permettrait à Québec de ne pas hausser le seuil d'immigration de 10 000 personnes par année. M. Taillon ajoute qu'ainsi on ne fragiliserait pas la situation linguistique de Montréal. Dans ce même ordre d'idées, le numéro deux adéquiste salue les mesures pour aider à la francisation des nouveaux arrivants. Le Parti québécois déçu
De son côté, le Parti québécois a l'intention de rejeter le budget. C'est ce qu'a indiqué la chef péquiste Pauline Marois lors d'un point de presse en soirée.
Mme Marois reproche surtout à la ministre des Finances de replonger le Québec dans un déficit de fait même si elle utilise une réserve de 1,3 milliard pour équilibrer le budget. La chef péquiste déplore aussi que les mesures annoncées, selon elle, doivent faire augmenter la dette de quelque 4 milliards de dollars. Mme Marois se dit d'ailleurs estomaquée de voir que l'ADQ appuie un tel budget qui va augmenter la dette du Québec. La chef du PQ accuse l'opposition officielle d'avoir pris cette décision uniquement en se basant sur les derniers sondages qui révèlent une baisse de sa popularité. Pauline Marois déplore aussi que Québec annonce des mesures qui s'étalent sur cinq ans et, donc, qu'elles n'auront que très peu d'effet à court terme. Mme Marois se dit aussi déçue du peu d'aide consacrée aux régions ressources, au secteur forestier et à l'agriculture. La chef du deuxième parti d'opposition a également déploré qu'il n'y ait pas de nouveaux montants importants alloués à l'éducation, notamment pour l'aide aux élèves en difficulté. Un budget pour les riches Pour sa part, Québec solidaire a dénoncé en bloc le budget. Selon sa porte-parole, Françoise David, il s'agit d'un « budget sans imagination et sans ambition ». Mme David reproche au gouvernement de privilégier les plus riches et les grandes entreprises au détriment des plus pauvres et des travailleurs. Québec solidaire aurait souhaité que le gouvernement accorde davantage de fonds pour l'éducation, les familles et les services de garde. Mme David dit aussi qu'il s'agit d'un budget d'un gouvernement qui s'est lui-même condamné à l'impuissance l'an dernier en baissant les impôts et en ne profitant pas de la baisse de la TPS pour augmenter ses revenus. Radio-Canada.ca avec Presse canadienne Le Québec à créditLa dette publique du Québec ne cesse d'augmenter et risque d’hypothéquer les générations futures. Doit-on faire des sacrifices pour la rembourser? Exportations: les États-Unis s'éloignentToutes proportions gardées, le Canada exporte de moins en moins au sud de la frontière depuis 2002. Voici pourquoi. Le déséquilibre fiscalLe difficile casse-tête que promet de résoudre le gouvernement conservateur de Stephen Harper La péréquationQu'est-ce, au juste, que la péréquation? Un dossier à lire pour mieux comprendre ce programme économique canadien. |
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