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En chiffresSources : Institut de la statistique du Québec et Finances Québec |
Les nouvellesMise à jour le mardi 9 septembre 2008 à 9 h 01
Revenus d'Hydro-Québec Le débat se poursuitPlus d'info
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À quelques jours du dépôt du budget du gouvernement du Québec, le débat bat toujours son plein, entre les partis politiques, sur son contenu.
Par exemple, les deux partis d'opposition ne voient pas du même oeil l'intention du gouvernement d'utiliser sa réserve financière, provenant des profits exceptionnels d'Hydro-Québec en 2006, pour éviter un déficit. Selon le ministère des Finances, la société d'État a enregistré un bénéfice net de 3,6 milliards de dollars. Pour le porte-parole du Parti québécois en matière de finances, François Legault, qui participait à un débat avec des représentants des deux autres partis, la proposition est inacceptable. Selon lui, le premier ministre Jean Charest a été très imprudent en dépensant tout l'argent qu'il avait en 2007 pour se retrouver cette année avec une si faible marge de manoeuvre et une dette qui continue d'augmenter. « Comment peut-on utiliser un profit exceptionnel d'Hydro-Québec, qui [a eu] lieu il y a deux ans, pour balancer cette année un budget? C'est-à-dire pour financer des augmentations de salaire. Est-ce que M. Charest, encore une fois, comme plusieurs Québécois l'ont fait, n'est-il pas en train de pelleter? Mais lui, il pellette sa neige par en avant! » L'ADQ plus conciliante L'Action démocratique du Québec, qui a fait de l'élimination de la dette un principe, rejette aussi l'idée de Québec, mais se fait plus conciliante et affirme que cela ne l'amènera pas à voter contre budget. « Nous, on a préparé notre négociation en sachant que le budget était équilibré grâce à l'utilisation de cette réserve-là. On n'a pas fait un show là-dessus parce que c'était connu. Maintenant, est-ce que c'est bon de le faire? Je pense que non », dit le porte-parole du parti en matière de finances, Gilles Taillon.
L'an dernier, l'ADQ, a voté contre le budget, notamment parce qu'il ne s'attaquait pas à la dette. Le parti de Mario Dumont semble beaucoup plus flexible cette année. « Ça dépend comment [la dette] s'accroît, si la dette s'accroît du côté des investissements, des immobilisations, et qu'il y a un plan de remboursement du capital, ce n'est pas une mauvaise dette », ajoute M. Taillon. Le numéro deux adéquiste a également laissé entendre que son parti était prêt à faire des concessions non seulement sur la réduction de la dette, mais aussi sur l'aide à apporter aux familles. L'ADQ réclamait la mise en place d'une allocation familiale de 50 $ ou 100 $ par semaine, mais Québec s'est montré très peu réceptif à l'idée. Le gouvernement laisse cependant entendre qu'il a écouté les demandes de l'ADQ. « M. Taillon, on vous a écouté sur le budget et vous allez retrouver un certain nombre de choses, vous verrez », a déclaré le ministre du Développement économique, Raymond Bachand. L'ADQ a d'ailleurs indiqué qu'elle allait annoncer rapidement si ses députés vont appuyer ou non le prochain budget. Selon M. Taillon, le parti se prononcera avant le congé de Pâques, qui commence le 21 mars. Le PQ pourrait de son côté se prononcer dès jeudi, peu après la présentation du budget. Le gouvernement Charest a besoin de l'appui d'un des deux partis d'opposition pour éviter le déclenchement d'élections. Radio-Canada.ca avec Presse canadienne Le Québec à créditLa dette publique du Québec ne cesse d'augmenter et risque d’hypothéquer les générations futures. Doit-on faire des sacrifices pour la rembourser? Exportations: les États-Unis s'éloignentToutes proportions gardées, le Canada exporte de moins en moins au sud de la frontière depuis 2002. Voici pourquoi. Le déséquilibre fiscalLe difficile casse-tête que promet de résoudre le gouvernement conservateur de Stephen Harper La péréquationQu'est-ce, au juste, que la péréquation? Un dossier à lire pour mieux comprendre ce programme économique canadien. |
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