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La crise politique : Les nouvelles

Mise à jour le mercredi 30 mai 2007 à 13 h 56
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Compromis libéral

Une offre insuffisante

Le chef péquiste par intérim, François Gendron, exige que Québec renonce à une partie de ses baisses d'impôt.

Le chef péquiste par intérim, François Gendron, exige que Québec renonce à une partie de ses baisses d'impôt.

Pour tenter de dénouer l'impasse budgétaire dans laquelle est plongée l'Assemblée nationale, le Parti libéral a fait mardi après-midi une offre de compromis au Parti québécois. Après discussion, mardi soir, les députés de la formation souverainiste estiment que leur proposition est insuffisante.

Selon le chef intérimaire du PQ, François Gendron, les libéraux n'investissent pas encore assez dans les priorités péquistes comme les enfants en difficulté d'apprentissage ou les soins à domicile. Il déplore que le gouvernement s'entête à investir dans des baisses d'impôt les 700 millions de dollars reçus dans le cadre d'un règlement partiel du déséquilibre fiscal.

Il y a un 700 millions qui nous a été transféré, et il faut que ça serve. Il faut que ce 700 millions serve à financer nos mesures. — François Gendron

Malgré cet échec, les deux formations négocient toujours. Croisé tard en soirée mardi au Parlement, le ministre de la Santé Philippe Couillard s'est montré optimiste. « La vie en général se négocie », a-t-il répondu aux journalistes qui le questionnaient à propos de la flexibilité du gouvernement sur les baisses d'impôt.

Au cours d'un bref point de presse tenu mardi matin, M. Gendron avait réitéré son exigence que Québec renonce à une partie des baisses d'impôt contenues dans son plus récent budget.

La non-adoption du budget entraînerait la chute du gouvernement minoritaire libéral et pourrait déclencher la tenue d'élections hâtives. L'appui du PQ lors du vote sur le budget, qui aura lieu vendredi, serait suffisant pour faire échec à l'opposition adéquiste, qui a annoncé depuis longtemps qu'elle voterait contre le budget de la ministre Monique Jérôme-Forget.

Le ballet diplomatique

Tout au long de la journée, mardi, péquistes et libéraux ont tenu une série de rencontres à huis clos dans le but de dénouer l'impasse.

Philippe Couillard

Philippe Couillard

Le ministre Couillard a discuté avec le porte-parole du PQ en matière de santé, Bernard Drainville. Même chose du côté de la ministre de l'Éducation, qui a négocié avec Diane Lemieux, la leader parlementaire du PQ.

Les deux dames se sont d'ailleurs rencontrées à deux reprises, mardi, ce qui a attisé la curiosité des journalistes. Un porte-parole péquiste a résumé la situation ainsi: « Ils nous ont fait une proposition et Mme Lemieux voulait des éclaircissements sur certaines choses ».

Aucune information sur cette proposition n'a été rendue publique, mais les propos tenus dimanche par le premier ministre, en marge d'un événement partisan à Sherbrooke, laissaient déjà transparaître une volonté d'ouverture de la part des libéraux.

Le gouvernement aurait réussi à dégager une marge de manoeuvre de 100 millions de dollars qui pourrait être consacrée à l'aide aux enfants en difficulté d'apprentissage et aux soins à domicile pour les personnes âgées.


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