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La crise politique : Les nouvelles

Mise à jour le mardi 29 mai 2007 à 10 h 29
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Crise budgétaire

Le PQ ne veut pas des baisses d'impôt

Le chef péquiste par intérim, François Gendron, exige que Québec renonce à une partie de ses baisses d'impôt.

Le chef péquiste par intérim, François Gendron, exige que Québec renonce à une partie de ses baisses d'impôt.

Au cours d'un bref point de presse tenu mardi matin, le chef par intérim du Parti québécois, François Gendron, a réitéré son exigence que Québec renonce à une partie des baisses d'impôt contenues dans son plus récent budget.

M. Gendron, qui s'est refusé à énoncer publiquement quelques chiffres que ce soit, estime que les 700 millions de dollars remis à Québec par Ottawa en vertu du règlement partiel du déséquilibre fiscal doivent être réinvestis en santé et en éducation.

Les responsables du Parti québécois doivent d'ailleurs consacrer les prochaines journées à discuter avec des émissaires libéraux d'un possible réaménagement du budget, de telle sorte que ce dernier pourrait bénéficier de l'essentiel appui péquiste lors du vote de vendredi.

Jean Charest en compagnie de sa ministre des Finances Monique Jérôme-Forget

Photo: La Presse Canadienne /Jacques Boissinot

Jean Charest en compagnie de sa ministre des Finances Monique Jérôme-Forget

Jean Charest fera pour sa part une proposition formelle au Parti québécois, mardi, dans l'espoir de dénouer la crise qui secoue l'Assemblée nationale depuis la présentation du budget, jeudi dernier.

La non-adoption du budget entraînerait la chute du gouvernement minoritaire libéral et pourrait déclencher la tenue d'élections hâtives.

Aucune information sur cette proposition n'a encore été rendue publique, mais les propos tenus dimanche par le premier ministre, en marge d'un événement partisan à Sherbrooke, laissent transparaître une volonté d'ouverture de la part des libéraux.

S'exprimant lundi devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, a promis de faire « tout ce qui est humainement possible » pour dénouer l'impasse et éviter des élections.

Le gouvernement aurait réussi à dégager une marge de manoeuvre de 100 millions de dollars qui pourrait être consacrée à l'aide aux enfants en difficulté d'apprentissage et aux soins à domiciles pour les personnes âgées, deux demandes péquistes. Le chef péquiste a toutefois, lors de son point de presse de mardi, dit ignorer complètement d'où venaient ces 100 millions de dollars.

L'appui du PQ lors du vote sur le budget, qui aura lieu vendredi, serait suffisant pour faire échec à l'opposition adéquiste, mais la proposition libérale fait l'impasse sur la principale objection tant du PQ que de l'ADQ.

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Ces partis ont à plusieurs reprises dénoncé la volonté du gouvernement d'utiliser les quelque 750 millions obtenus en règlement du déséquilibre fiscal pour baisser les impôts. Or, Jean Charest chercherait par ces concessions au PQ à obtenir qu'il fasse volte-face sur cette question. La ministre des Finances a d'ailleurs réitéré devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain qu'elle maintenait le cap sur les baisses d'impôt.

Les péquistes risqueraient alors d'être accusés de tourner le dos à des années de combat, eux qui, sous la direction de Bernard Landry, avaient fait du règlement du déséquilibre la voie royale pour assurer un financement adéquat en santé et en éducation.

Mais la possibilité d'élections hâtives, si aucun compromis n'est atteint d'ici vendredi, pourrait pousser libéraux et péquistes à trouver un terrain d'entente. Un sondage Léger Marketing-Le Devoir révèle que 56 % des Québécois ne souhaitent pas le renversement du gouvernement minoritaire libéral de Jean Charest. Le même sondage accorde d'ailleurs 33 % des intentions de vote à l'ADQ, contre 30 % pour le PQ et 28 % pour le PLQ.


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