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La crise politique : Les nouvelles

Mise à jour le lundi 28 mai 2007 à 8 h 10
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Crise budgétaire

Semaine cruciale pour Jean Charest

Jean Charest

Jean Charest

Le premier ministre Jean Charest a entrouvert la porte à des négociations avec les partis d'opposition afin de dénouer l'impasse dans laquelle se trouve son gouvernement à la suite du dépôt du budget. Mais il demeure sur ses positions quant aux baisses d'impôt contenues dans le budget déposé jeudi dernier par la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget.

De passage à Sherbrooke, dimanche, M. Charest a affirmé que son gouvernement avait tout fait pour éviter la crise politique qui sévit actuellement à Québec. « On a répondu en bonne partie à ce [que les partis d'opposition] nous avaient demandé dans le budget, a-t-il déclaré lors d'un point de presse. Il y a dans ce budget des choses qui reflètent les priorités des autres partis. »

Parmi ces mesures, il mentionne une hausse des crédits pour les soins à domicile, l'ajout de plus de 800 professionnels pour aider les élèves en difficulté, le maintien des programmes pour les régions ressources et une ouverture pour encourager la formation de groupes de médecine familiale.

Mais est-il prêt à modifier son budget afin d'éviter le déclenchement d'élections? « On aura toute la semaine pour discuter de ces choses-là », a-t-il laissé entendre d'un ton moins catégorique qu'à l'Assemblée nationale, la semaine dernière. Jean Charest a dit attendre de voir ce qu'exigera le Parti québécois pour accepter d'appuyer le budget.

Mais le premier ministre est demeuré sur ses positions en ce qui a trait aux baisses d'impôts annoncées. « Notre ferme conviction est que la classe moyenne au Québec mérite d'avoir de l'oxygène. Des baisses d'impôt, il en faut si on veut être compétitifs, si on veut valoriser le travail. Pour nous, les baisses d'impôt, c'est extrêmement important pour les Québécois. Pas question d'aller jouer là-dedans », a-t-il déclaré.

Le chef libéral dit ne pas souhaiter la tenue d'élections hâtives, tout comme la population québécoise.

Le principal stratège du Parti québécois, le député François Legault, rétorque quant à lui que son parti n'hésitera pas à faire tomber le gouvernement si les libéraux ne reculent pas d'ici vendredi.


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