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La crise politique : Les nouvelles

Mise à jour le samedi 26 mai 2007 à 19 h 53
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Élections hâtives

Le PQ sur un pied d'alerte

Pauline Marois

Pauline Marois

Pauline Marois, seule candidate dans la course à la direction du Parti québécois, a commenté pour la première fois, samedi, la crise politique qui sévit à l'Assemblée nationale depuis la présentation du budget du gouvernement minoritaire de Jean Charest.

Mme Marois a invité le premier ministre Charest à mettre son arrogance de côté pour éviter la tenue d'élections anticipées au Québec. Elle soutient que le chef libéral aura à porter l'entière responsabilité du déclenchement d'élections hâtives s'il ne répond pas aux demandes des deux partis d'opposition relativement au budget déposé jeudi dernier.

Comme la population québécoise, je ne souhaite pas d'élections. Mais cette question-là, c'est à Jean Charest qu'il faut la poser. Il doit mettre son arrogance dans sa poche et agir en chef d'État. — Pauline Marois

Le PQ est déterminé à voter contre le budget si le gouvernement Charest n'apporte pas de profondes modifications à ses orientations budgétaires. Le PQ exige des réinvestissements majeurs pour les élèves en difficultés et les soins à domicile, ainsi que l'introduction de crédits d'impôt pour le développement régional.

Comme l'Action démocratique du Québec, le PQ s'oppose aux baisses d'impôt de 950 millions destinées à la classe moyenne annoncées dans le budget, estimant que l'essentiel de la somme devrait être alloué aux services publics.

Pauline Marois s'est tout de même dite prête à diriger les troupes péquistes en cas d'élections générales dès cet été. « Si Jean Charest veut aller en élections, nous assumerons nos responsabilités », a-t-elle dit.

Mme Marois a fait ces déclarations à Boucherville, où se tenait samedi une assemblée à huis clos des 150 présidents d'association du PQ visant à fixer les règles de la course à la direction du parti. Elle a été acclamée comme si elle avait déjà été couronnée chef du PQ.

Vers un couronnement de Marois

la présidente du PQ, Monique Richard

Monique Richard

La course à la direction du PQ a été officiellement lancée samedi, mais elle risque de ne durer seulement qu'une semaine si le gouvernement Charest est défait lors du vote sur le budget, le 1er juin. « Si on va en élections, il va nous falloir un chef », a déclaré la présidente du PQ, Monique Richard, à l'issue de l'assemblée à Boucherville.

Mme Marois pourrait donc être propulsée à la tête du parti à l'occasion d'une assemblée qui se tiendrait vraisemblablement en fin de semaine prochaine, à Saint-Hyacinthe.

Mme Richard a reconnu qu'une deuxième campagne électorale en trois mois ne se ferait pas « sans difficultés financières » pour le PQ, tout en soulignant que les militants péquistes « ont le goût » de se lancer dans la mêlée.

En revanche, si le gouvernement minoritaire de Jean Charest parvient à se maintenir au pouvoir, Mme Marois pourrait être officiellement élue par acclamation le samedi 30 juin.

Advenant qu'un deuxième candidat à la direction du PQ se manifeste avant le 26 juin - un scénario de moins en moins vraisemblable -, les 150 000 membres du parti seraient appelés à se prononcer par vote postal au cours du mois d'août. L'annonce des résultats aurait alors lieu le 25 août.

Des règles resserrées

Par ailleurs, le PQ a substantiellement resserré le règlement d'élection à la direction afin d'éviter l'entrée en scène d'une longue liste de candidats, comme ce fut le cas pour la succession de Bernard Landry, en 2005.

Cette fois-ci, chaque candidat devra recueillir 1500 signatures de membres en appui, contre 1000 la dernière fois. Ces signataires devront provenir de 40 circonscriptions différentes réparties dans au moins six régions.

Pour se présenter à la direction, un candidat devra également fournir « un texte expliquant la vision et les orientations qu'il propose » au parti. De plus, il devra déposer un montant non remboursable de 5000 $ auprès de la présidence d'élection.


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