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En chiffresPopulation1er janvier 20077 676 097 +La population québécoise représente 23,4 % de la population canadienne.
Taux de chômageAvril 20077,2 % au Québec (6,1 % au Canada) +Le taux de chômage du Québec en avril est le plus bas en 30 ans.
Taux de croissance du PIB20061,6 % +En 2007, la croissance du PIB réel du Québec devrait rester sous le seuil des 2%, selon Valeurs mobilières Banque Laurentienne.
Taille du PIB (PIB réel désaisonnalisé)2006241,8 G$ +En 2005, l’économie québécoise se classait au 38e rang de 235 pays et entités territoriales étudiés.
Exportations2006136,7 G$ +Pour 2007, les exportations connaîtront un recul, qui devrait constituer le principal obstacle à la croissance économique, prévoient les analystes du Mouvement des caisses Desjardins.
Importations2006149,2 G$ |
Nouvelles, analyses et réactionsMise à jour le mercredi 30 mai 2007 à 14 h 01
Budget du Québec Un gouvernement en sursisPlus d'info
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Le chef par intérim du Parti québécois, François Gendron, a annoncé jeudi soir que son parti s'opposera au budget de la ministre Monique Jérôme-Forget lors du vote à l'Assemblée nationale, le 1er juin. Si cette décision est maintenue, et si l'Action démocratique du Québec vote également contre le budget tel qu'il l'a annoncé, le gouvernement minoritaire de Jean Charest sera défait. Le lieutenant-gouverneur de la province aura alors deux choix: dissoudre l'Assemblée et convoquer de nouvelles élections ou demander à un autre parti de former un gouvernement susceptible d'avoir la confiance de la chambre. François Gendron a par contre précisé que rien n'empêchait M. Charest de modifier son budget. Il affirme qu'il a consulté Pauline Marois, largement pressentie pour prendre la direction du parti, avant de prendre sa décision. Demandes non satisfaites
M. Gendron, qui a pris la relève du chef démissionnaire André Boisclair il y a un peu plus de deux semaines, a expliqué que le budget était nettement insatisfaisant parce que le gouvernement n'a pas répondu aux attentes du parti. « On a signifié publiquement la semaine dernière les éléments qu'on voulait voir figurer dans le budget d'une façon très précise: soins à domicile et groupes de médecine familiale en santé, aide aux élèves en difficulté d'apprentissage en éducation, crédits d'impôt pour les régions-ressources. Aucun argent neuf n'est investi dans le budget pour ces trois besoins particuliers sauf les 55 millions en santé », a-t-il déploré. Interrogé sur la possibilité que des élections soient déclenchées, le député d'Abitibi-Ouest a renvoyé la balle dans le camp du gouvernement. « Le gouvernement a fait le choix de présenter un budget qui n'obtient d'aucune façon l'adhésion des deux partis d'opposition et ce n'est pas vrai que nous allons porter seuls la responsabilité de la suite des choses ». « La nouvelle réalité politique, c'est que c'est un gouvernement minoritaire, et il aurait dû avoir un comportement qui le prouve. Au lieu de venir chercher notre adhésion, le premier ministre Charest a choisi l'affrontement, la confrontation », a-t-il fait valoir. « M.Charest était conscient de la réalité, a-t-il poursuivi: 70 % de la population dit que ce n'est pas une bonne idée de mettre l'ensemble de l'argent en réductions d'impôt. Il s'en fout, il s'en fout royalement, c'est pas responsable ». L'ADQ insatisfait
Plus tôt, le vis-à-vis de Mme Jérôme-Forget à l'ADQ, Gilles Taillon, avait eu des mots très durs pour la ministre des Finances. Il lui a reproché son obstination à vouloir réduire les impôts de 950 millions de dollars, privant ainsi l'État de revenus dont il a besoin. Selon lui, il n'y a pas lieu « de faire un party et de refiler la facture aux générations futures ». Le porte-parole adéquiste reproche aux libéraux de continuer à augmenter la dette du Québec. Le budget Jérôme-Forget prévoit en effet qu'elle augmentera de 7 milliards d'ici les deux prochaines années, ce qui rend l'équilibre budgétaire annoncé « artificiel », selon M. Taillon. Le député péquiste en matière de Finances, François Legault, avait alors critiqué M. Taillon, à qui il reproche un double discours. Selon M. Legault, l'ancien président du Conseil du patronat du Québec se « transforme en social-démocrate » après avoir exigé année après année des baisses d'impôts. Au bureau du premier ministre Jean Charest, on affirme qu'amender un budget ne s'est jamais fait et que le parti politique qui fera tomber le gouvernement portera l'odieux du déclenchement de secondes élections en à peine 3 mois. Interrogée un peu plus tôt sur la possibilité que le gouvernement soit défait, la ministre Monique Jérôme-Forget s'était montrée cinglante. L'organisation d'élections provinciales coûte 72 millions de dollars, a-t-elle dit. Elle affirme ne pas être d'accord avec le fait que le gouvernement soit renversé pour ce qu'elle a appelé « une petite fierté » et une « coquetterie ». Le déséquilibre fiscalLe difficile casse-tête que promet de résoudre le gouvernement conservateur de Stephen Harper La péréquationQu'est-ce, au juste, que la péréquation? Un dossier à lire pour mieux comprendre ce programme économique canadien. |
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